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Répétition générale avec Jac Van Steen @theatre_champs_elysees

Interview du chef d’orchestre Jac van Steen

Jac van Steen, conductor

 

Rencontre avec celui qui étudia la direction d’orchestre et de chœur au Brabants Conservatory of Music, Jac van Steen, à l’occasion de son concert du mardi 21 mars au Théâtre des Champs-Élysées avec Hélène Guilmette, soprano.

 

Pour ce concert, vous dirigez des œuvres de Mozart, Stravinski et Haydn. Quelle est votre histoire avec chacune d’elles ?

 

Je dis régulièrement à mes étudiants : construire un programme de concert de qualité s’apparente à l’élaboration d’un grand dîner avec six plats. Haydn est pour moi un génie de la musique orchestrale.

 

Je souhaitais vraiment interpréter une de ses symphonies, car sa musique donne des indications sur la « langue » musicale dans laquelle un orchestre s’exprime. Elle est idéale pour apprendre à connaître des musiciens avec qui l’on travaille pour la première fois, comme c’est le cas avec l’Orchestre de chambre de Paris. Il est courant d’entendre que les styles de Mozart et Haydn se ressemblent, pourtant je les trouve totalement différents. Je considère Mozart comme un brillant compositeur d’opéras avant tout. Enfin, The Rake’s Progress de Stravinski est une combinaison des styles de Mozart et Haydn, qui sont d’ailleurs de grandes sources d’inspiration pour ce compositeur.

 

Quelles sont les particularités esthétiques et techniques de ces œuvres ?

 

Je voudrais citer Sir Simon Rattle, avec qui j’ai travaillé il y a une quinzaine d’années à Birmingham : « Pour un orchestre, jouer du Haydn est comparable au fait de se laver les dents quotidiennement : c’est une question d’“hygiène musicale !” ». En effet, la Symphonie no 102 en si bémol majeur exige de grandes qualités, notamment techniques, de la part de chacun des musiciens. Chaque pupitre est mis en avant à un moment donné : par exemple, le hautbois, le basson et le cor ont tous des solos.

 

En comparaison de la musique de Mozart et Beethoven, celle de Haydn est plus précise et détaillée. Elle est également très positive, empreinte d’énergie et même d’un certain sens de l’humour. Non pas que Mozart et Beethoven soient sinistres, mais leurs pièces peuvent parfois être plus sombres et graves. Ce qui est très intéressant en ce qui concerne The Rake’s Progress, c’est que le style est comparable à ceux de Haydn et Mozart et demande les mêmes aptitudes techniques à deux cents ans d’écart. Encore une fois, le parallèle avec la gastronomie est parlant : les œuvres musicales peuvent être très différentes, tout comme les plats, et néanmoins s’accorder.

 

De quelle manière vous préparez-vous pour un concert comme celui-ci ?

 

Ces œuvres appartiennent à mon répertoire, car je les ai interprétées de nombreuses fois avec des orchestres similaires. Je les connais donc intimement. Alors même si cela peut paraître un peu désinvolte, la pré- paration pour ce concert consiste surtout à relire les partitions dans l’avion pour Paris et répéter avec l’orchestre ! Pour d’autres œuvres, la préparation s’effectue en général en trois étapes. Un an environ avant le concert, je travaille de façon intensive pendant plusieurs semaines. Puis, je me consacre à autre chose pendant environ deux mois. Le dernier mois, je relis les partitions du concert quotidiennement.

 

Avez-vous déjà travaillé avec la soprano Hélène Guilmette ? Qu’attendez-vous du travail avec l’Orchestre de chambre de Paris et qu’apporte une formation « chambriste » dans l’interprétation de ce répertoire ?

 

C’est la première fois que je travaille avec Hélène Guilmette et je suis ravi de partager ce concert avec elle. De façon générale, je trouve toujours intéressant de travailler avec de nouvelles personnes. Plus petit qu’un orchestre symphonique, l’Orchestre de chambre de Paris est absolument parfait pour interpréter ce type de répertoire, qui fait d’ailleurs sa renommée. J’apporte à ce travail collectif ma personnalité et ma musicalité, et notre passion commune pour la musique – à mon sens, le plus beau langage au monde – fera le reste. Je me réjouis beaucoup de ce concert, d’autant plus qu’il s’agit de mon premier dans la capitale française. Je me suis produit partout en Europe, il ne manquait plus que Paris. C’est un vrai challenge et un grand privilège pour moi.

 

Jac van Steen sera en concert dans Airs d’opéra (néo)classiques, mardi 21 mars à 20h au Théâtre des Champs-Élysées. Cette interview est extraite du programme de salle, découvrez d’autres interviews de solistes invités ici sur Facebook et là sur YouTube.

 

Orchestre de chambre de Paris - 15 mars 2017 / Les artistes invités Photo : Jac van Steen © Simon van Boxtel

Das musikalische Ventil der Moderne und eine Liebesgeschichte

 

(c) Kenni Koller/Volksoper Wien

 

Der Dirigent Jac van Steen über das Wagnis, ein Werk von immensen Ansprüchen wie Erich Wolfgang Korngolds „Wunder der Heliane“ an der Volksoper einzustudieren. Seit der Wiener Erstaufführung, 1927, hat sich kaum wieder ein Opernhaus an diese Riesenpartitur gewagt.

 

Jac van Steen studiert an der Wiener Volksoper Erich Wolfgang Korngolds „Wunder der Heliane“ ein, eines der ehrgeizigsten Musiktheaterprojekte der Zwischenkriegszeit. In Wien galt die „Heliane“ als „ernste“ Antwort auf den Sensationserfolg der „Jazzoper“ von Ernst Krenek, „Jonny spielt auf“. Doch selbst mit Solisten vom Format Lotte Lehmanns und Jan Kiepuras schaffte man es nach der Wiener Erstaufführung im Oktober 1927 auf nicht mehr als 27 Vorstellungen. Nach dem Verbot der Werke Korngolds (und Kreneks) durch die Nationalsozialisten hatte es „Heliane“ viel schwerer als die schon seinerzeit viel populärere „Tote Stadt“.

 

Der holländische Dirigent Jac van Steen hat als Generalmusikdirektor in Weimar und Dortmund viel Erfahrung mit einschlägiger Musik sammeln können. „Man muss viel Mahler und Richard Strauss dirigiert haben“, meint er im Gespräch, „um die Herausforderungen dieser Partitur zu bewältigen“, die, wie er sagt, ganz auf der Höhe ihrer Zeit steht und Elemente der Spätromantik mit jenen der Avantgarde der Zwanzigerjahre virtuos mischt. „Die Tatsache, dass man der ,Heliane‘ nach dem Zweiten Weltkrieg kaum eine Chance gegeben hat“, sagt van Steen, „hat jedenfalls gar nichts mit der Qualität der Musik zu tun. Es liegt an den Anforderungen, die diese Partitur stellt – wir haben, da es sich um eine konzertante Wiedergabe handelt, viel Platz, musizieren auf der Bühne und können Teile des Chors auch in den Logen verteilen. Und eines ist sicher: Es steckt so viel gute Musik in diesem Werk, dass jeder, der es hört, sich verlieben wird.“

 

„Korngold gegen Korngold“

 

Korngold, so meint van Steen, hat sich in diesem Werk an der übermächtigen Figur seines Vaters, des Musikkritikers der „Neuen Freien Presse“, abgearbeitet: „Wenn sich ein Kind als Genie erweist und einen Vater hat, der es aus einer bis ins Reaktionäre gehenden konservativen Ecke heraus von allem fernzuhalten versucht, was als ,zu modern‘ empfunden wird, dann kommt es einmal zu einem Befreiungsschlag.“

Korngold öffne in „Heliane“ ein Ventil: „Er hat alles freigelassen, was lang in ihm unterdrückt wurde. Wenn sich so viel aufstaut, dann kommt hie und da vielleicht ein bisschen zu viel des Guten heraus.“

 

Aber jedenfalls genug Material, um „eine überschwängliche Liebesgeschichte zu erzählen, eine, die ans Religiöse rührt“. Ins Textbuch wurde viel Symbolismus hineingepackt: „Man muss arg viel Fantasie haben, um an die Geschichte zu glauben, zugegeben“, sagt van Steen, „doch die Musik schafft es, stellvertretend unsere Gedanken zu führen, übernimmt die Rhetorik, die nötig ist, uns zu überzeugen.“

 

Geprobt wurde „mächtig“, sagt der Maestro, „denn es geht auch darum, dass die Sänger nicht gezwungen werden, zu forcieren, zu übertreiben.

 

Täten sie das, wären sie nach zwei Vorstellungen halb tot.“ Was van Steen durch „fließende Tempi“ und eine genaue Beachtung der dynamischen Vorgaben Korngolds zu verhindern wissen wird: „Korngold wusste genau, was er seinen Sängern abverlangen kann; und wir haben mit Annemarie Kremer, die man an der Volksoper schon dank ihrer Salome kennt, eine ideale Interpretin der Heliane gefunden; und mit Daniel Kirch einen perfekten Partner.“

 

Auch die kleineren Partien hat man nicht aus dem Chor besetzt, sondern mit Solisten aus dem Ensemble: „Das schaffte immense Qualität“, schwärmt der Dirigent, „das sind Topjungs, die sonst hier den Figaro oder den Leporello singen! Alle, nicht zuletzt der Chor, sind top vorbereitet und brennen für die Sache. Wenn Sie heute in die Volksoper kommen, dann summt es geradezu aus allen Räumen Korngold . . .“

 

Die Presse - 23.01.2017 - Wilhelm Sinkovicz

Wiedersehen mit Jac van Steen in Nürnberg

 

Ehemaliger Symphoniker-Chefdirigent kehrt für ein Konzert in die Meistersingerhalle zurück - vor 1 Stunde

 

NÜRNBERG - Wiedersehen macht Freude und in diesem Fall stimmt der alte Spruch wirklich: Jac van Steen, von 1997 bis 2002 Chefdirigent der Nürnberger Symphoniker, kehrt am kommenden Sonntag wieder einmal in die Meistersingerhalle zurück.

 

Der 60-jährige Holländer möchte einen „Hauch von Frühling“ vermitteln mit der Konzertouvertüre „Frühlingsgewalt“ seines Landsmanns Johan Wagenaar. Dazu gibt es die vierte Symphonie von Johannes Brahms und Robert Schumanns Cellokonzert mit Quirine Viersen als Solistin

 

  • Herr van Steen, vor fünfzehn Jahren haben Sie Nürnberg verlassen. Wie fühlt sich so eine Rückkehr an die alte Wirkungsstätte für Sie an?

 

Jac van Steen: Natürlich schaue ich als erstes, ob ich überhaupt noch irgendjemanden von damals erkenne (lacht). Aber ich war ja zuletzt vor drei Jahren hier vor Ort und habe mich deshalb schon ein bisschen auf den Stand der Dinge bringen können. Die Tatsache, dass ich noch immer ein gutes Verhältnis zu den Symphonikern pflege, können Sie daran erkennen, dass ich den Musiksaal in der Kongresshalle zwei Tage für Vorproben mit den Sängern zu meiner „Pelléas et Mélisande“-Produktion nutzen darf.

 

  • Eben kommen Sie aus Wien, wo Sie die völlig unbekannte Oper „Das Wunder der Heliane“ von Erich Wolfgang Korngold aufgeführt haben. Sie sind also bei Ihrem Faible geblieben, nicht immer nur das Standardrepertoire zu bedienen?

 

van Steen: Sie kennen mich ja nun auch schon etwas länger und wissen, dass mich nichts mehr langweilt als Routine. Dieser Korngold ist ein großbesetztes Stück, das sieben Jahre nach der „Toten Stadt“ entstand und von vielen für Korngolds bedeutendste Oper gehalten wird, die übrigens in Hamburg uraufgeführt wurde. Aber sie hat nicht wenige aufführungstechnische Tücken, weshalb man sie an der Volksoper konzertant macht. Es ist so wichtig, dass dem Publikum nicht immer nur die ewig gleichen Stücke vorgestellt werden.

 

  • Nun werden Sie hier in Nürnberg mit Schumanns Cellokonzert und Brahms Vierter nicht gerade Außenseiter aufführen. . .

 

van Steen: Erwischt(lacht). Nein, im Ernst. Beim Schumann war die Überlegung mit Lucius Hemmer, dass nicht nur Geiger und Pianisten als Solisten auftauchen sollten. So kamen wir auf das Cello und ich schlug ihm Quirine Viersen vor. Quirine ist eine fantastische Musikerin, eine der besten Schülerinnen von Heinrich Schiff. Aber sie hat dasselbe Problem wie viele professionelle Musikerinnen: Als Nachwuchskünstlerin hat sie unheimlich reüssiert. Dann kam die Babypause und danach ist es gar nicht so einfach, wieder an die vorherige Karriere anzuknüpfen.

 

Da warten nämlich all die neuen Jungstars und scharren mit den Hufen. Dabei gehört man mit Mitte Vierzig ja nun wirklich noch nicht zum alten Eisen. Insofern helfe ich Quirine gerne, wieder bekannter zu werden. Was den Brahms angeht: Den mache ich einfach, weil ich ihn so liebe. Sie können mich morgens um drei Uhr wecken und mir sagen, mach die Zweite oder die Dritte von Brahms und ich werde sie in der Minute umsetzen. Das ist einfach grandiose Musik.

 

Interview: JENS VOSKAMP

 

‘Wat is er fijner dan door passie geleid te worden?’

 

Jac van Steen (60) is dirigent. Hij leidt talloze orkesten, maar in Nederland is hij zelden te beluisteren. Een gesprek over orkesten, jong talent en IJslandse paarden.

 

Krijg je dirigent Jac van Steen te spreken als hij thuis is in het Brabantse Esbeek, dan is de kans groot dat hij bezig is met een van zijn IJslandse paarden. Met het schoonmaken van de stal bijvoorbeeld – iets wat niet moet maar mag, zoals hij zijn twee nu volwassen zonen leerde.

 

Beiden zijn filosoof geworden. Of met het rijden door het Brabantse landschap. Waarbij moet worden opgemerkt dat IJslandse paarden kunnen ‘tölten’, een voor de ruiter zeer comfortabele pas. „Als zestiende noten”, zegt Van Steen – en zijn vingers trommelen liefdevol het ritme en de wijze van stappen voor.

 

Maar meestal is Van Steen niet thuis. Na vijftien „tropenjaren” als chef-dirigent van orkesten in Dortmund en Cardiff reist hij rond als freelancer en onderhoudt als vaste gastdirigent voor drie à vier weken per seizoen verbintenissen met orkesten in Praag en Noord-Ierland. Thuis zijn is iets voor één, twee dagen per twee weken, een maand in de zomer en een week met Kerst. „Maar ik reis graag”, zegt hij, met mild Brabantse tongval. „Als ik thuis ben, ben ik ook gelukkig. Maar dirigeren maakt iets los, er gaat iets in je stromen.”

Twee studenten per jaar

 

Deze week is Jac van Steen in Nederland. Met collega-dirigenten Ed Spanjaard en Kenneth Montgomery is hij de drijvende kracht achter de nationale master orkestdirectie aan het conservatorium in Den Haag. Jaarlijks worden er maar twee studenten toegelaten. „Meer kan ook niet.”

 

De jonge dirigenten – dit jaar Ryan Bancroft (VS) en Leonardo Sini (Italië) – worden in oude stijl geschoold. Eén op één, meester en gezel. Als Van Steen naar Belfast reist, reist een van „de jongens” mee. Tijdens de repetities nemen ze soms een kwartiertje het stokje over of ze mogen een familieconcert leiden. Dirigeren is een praktijkvak: vlieguren maken is wat telt. „Gelukkig zijn ze ook bij het Concertgebouw heel open, onze studenten mogen eindeloos bij repetities zitten. Maar ze moeten het zelf waarmaken. Wat we bieden is een opleiding, geen carrièretraject.”

Eenheidsworst

 

In 2014 wekte Van Steen enig opzien met een interview waarin hij het Nederlands orkestbestel zeer kritisch op de korrel nam. Nieuwe chef-dirigenten? Die vond hij doorgaans wel érg jong. Repertoirekeus van de orkesten? „Eenheidsworst.”

 

Orkesten zijn creatief bezig zich te herpakken.

 

„Maar ik ben nu minder negatief”, zegt hij. „Door de bezuinigingsslag van 2011 raakten orkesten in een behoudende stuip. Dat is voorbij. Orkesten zijn creatief bezig zich te herpakken. Zie de Philharmonie Zuidnederland: die musici reizen zich blind, maar ze spelen erg goed. Ook de pas benoemde chefs vind ik goed. Nicholas Collon is met zijn originele ideeën een slimme keus voor het Residentie Orkest, waar de nieuwe zaal ook een boost zal geven. En het Orkest van het Oosten krijgt het niet makkelijk nu de samenwerking met het Gelders Orkest vorm moet krijgen. Maar als één chef dat proces in goede banen kan leiden, dan is het Ed Spanjaard.”

 

Natuurlijk, zegt hij, denkt hij nog wel steeds veel na over de toekomst van de klassieke muziek. „Mijn zoons spreken me er voortdurend op aan. Is de klassieke muziek niet een te klein, elitair wereldje? Zijn we niet te krampachtig bezig iets te behouden? Hoe zorg je dat nieuwe mensen ook naar klassieke concerten gaan? Want waar doe je het anders allemaal voor? Maar ik weet precies waarvoor ik het doe. Voor de muziek. Als je díé maar op een echt goede manier voor het voetlicht brengt, verlies je de zijden lijn naar het publiek niet.”

Kinderen van begin twintig

 

Deze week leidt Jac van Steen het symfonieorkest van het Koninklijk Conservatorium. „Kinderen van begin twintig die vaak nog weinig ervaring hebben in orkestspel. Dat vind ik leuk, je kunt echt iets opbouwen in zo’n repetitieweek. De beste spelers tref je een paar jaar later vanzelf in een van de professionele orkesten.”

 

Van Steen is nuchter over opleiden en de toekomst en status van de Nederlandse conservatoria. Dat zich maar weinig Nederlands directietalent meldt, steekt hem wél. „Wat doe je eraan?” Op het conservatorium is nu een voortraject gestart, waarbij vier scholieren van de jongtalentopleiding worden warmgemaakt voor het dirigeren. „Dat is leuk en veelbelovend”, zegt hij. „Mensen reageren soms kritisch op dat initiatief: die kinderen hebben al school én ze spelen een instrument op hoog niveau. Moet dit er dan nog bij? Maar het zijn hypergetalenteerde kinderen met een enorme passie voor muziek die het gymnasium er vaak zo’n beetje bij doen. En wat is er fijner dan door passie geleid te worden?”

 

Ook voor hemzelf: „Niks mooiers dan bijdragen aan de ontwikkeling van talent. Je wordt er zelf ook beter van. Moeten verwoorden waarom je doet wat je doet, is een vorm van intellectuele zelfhygiëne.”

 

Volgende week reist hij naar Wenen, om aan de Volksopera de zelden uitgevoerde opera Das Wunder der Heliane van Korngold voor te bereiden. „Daar verheug ik me op. Verder kijk ik niet. Een nieuw chef-schap zou ik wel weer leuk vinden. Meer werken in Nederland ook. Maar anders is het ook goed. Goede orkesten te over.”

 

Mischa Spel - 14 december 2016 - NRC

Jac van Steen, conductor, BBC NOW Composition: Wales

 

The symphony orchestra has proved a remarkably resilient cultural institution. Having survived political and artistic turmoil in the 20th century, it has fended off charges of social and musical anachronism in the 21st to enjoy a surge of interest amongst composers of all kinds. Generally, composers seem far less bothered by its supposed weight of historical baggage than some were a generation or so ago. When Elliott Carter was asked as the new millennium approached why write for the orchestra, the very question implied doubts concerning its suitability for a new democratic and technology-driven age. Yet – quite apart from the eye-opening post-Soviet emergence of symphonists from the former Eastern bloc – swathes of composers from Ligeti to Rădulescu, Saariaho to Murail, Richard Ayres to Richard Barrett have belied the myth that orchestral music by its nature lacks contemporary cultural bite.

 

Writing for orchestra is one of the biggest, most potentially exhilarating challenges a composer can rise to. But the challenge for orchestras everywhere – assuming they care about contemporary music, which not all do, despite wider cultural imperatives – is how to encourage emerging composers while their core audience remains suspicious of anything beyond a narrow canon of perceived ‘greats’ from the past. A handful of tonally based composers may cautiously be said to have entered the repertoire, or at least achieved mainstream recognition (Glass, Pärt and John Adams spring to mind). Regrettably, the same cannot be said for those of a modernist or more experimental bent – and this despite a welcome general breaking down of barriers between so-called art and vernacular musics, helped by film and TV. Filling concert halls has never been more critical for orchestras than in today’s arts-phobic political and economic climate. But neither has the need to renew the lifeblood of the orchestra in terms of repertoire and audience diversity. Seizing opportunities to build on current enthusiasms for large-scale collective music-making seems a no-brainer all round – and that is precisely what a unique project at the BBC National Orchestra of Wales seeks to do.

 

Composition: Wales is organised by a team working under Suzanne Hay, BBC NOW Head of Partnerships and Learning, and has run annually since 2010 in association with Composers of Wales, Tŷ Cerdd and the Welsh Music Guild.

 

It’s a scheme whereby composers born or living in Wales are invited to submit scores for workshop and potential concert performance by the BBC NOW under its indefatigable former Principal Guest Conductor, Jac van Steen.

 

Each year, up to seven short pieces are selected from those submitted, and their composers are invited to attend intensive sessions at BBC Hoddinott Hall.

Jac van Steen conducts BBC NOW © Magenta Photography

 

Standards have risen over the years and are now gratifyingly high, with selections for the final evening concert limited only by rehearsal time relative to the technical difficulty of the score at hand. This April, five of the seven pieces were performed, by composers Lewis Furber, Harriet Grainger, Martin Humphries, Carol J. Jones and Lenny Sayers. The further two workshopped scores were by David Roche and Jason Savory. Each piece had much to recommend it, and together they showcased a range of styles and orchestral thinking by composers who clearly have promising futures.

 

This year, every selected composer happened to be either a current or recent composition student, or a professional musician (with links to institutions including the Royal Welsh College of Music and Drama, University of Cardiff and BBC NOW itself in the form of its Principal Bass Clarinet, Lenny Sayers). But Hay is keen to stress that,

 

  • ‘the scheme is open to people of all ages. Obviously, we often have submissions from student composers, but we’ve had some from people who have come to composition much later in life; who’ve maybe been fascinated with the whole concept of composing but have only started writing more recently. We had somebody involved in the scheme that had actually started writing after retirement.’

 

Crucially, all the sessions are open to members of the public and are free to attend, including the evening performance. Thanks to the efforts of BBC NOW librarians Eugene Monteith and Christopher Painter (himself a fine composer), copies of the scores are available to peruse throughout. That anyone with an interest in the workings of the orchestra, let alone in contemporary music, might find the whole process fascinating is evidenced by Mr Bowen, a BBC NOW subscriber:

 

  • ‘I wouldn’t miss it for anything. I’ve got no deep background in music, I can’t read a score. I couldn’t stand modern music ten years ago but now, if there isn’t 20th century music in the concert I’m not happy. You think, where the hell did that sound come from, which instrument? I don’t want to analyse things and be told about it as if it’s a story – music’s a language of its own. It’s the sounds.’

 

Job done, you might think. And yet there are many classical music lovers who, whilst happy to read contemporary novels or look at contemporary visual art, feel that listening to modern music is somehow a step too far into the unknown.

 

Jac van Steen & BBC NOW working with composer Harriet Grainger, assisted by B. Tommy Andersson © Magenta Photography

 

Of course all creative artists must step into the unknown if they wish to grow – and, indeed, to discover what it is they might want to express in the first place. If the experience for the audience at these BBC NOW events is rewarding, for the composers it is invaluable; there is no substitute for hearing one’s music played by top professionals. During the workshops, irrespective of style or idiom, each score is subjected to detailed scrutiny by van Steen and the orchestra, together with two professional composers. This year, it was the turn of BBC NOW former and current Composers-in-Association, B. Tommy Andersson and Huw Watkins, to sit with the composers while their scores were deconstructed with great care, section by section. Both composers are also performers: Watkins is a world-class pianist, whilst Andersson is a former orchestral player who drew on his extensive experience as a conductor to ‘find the bridge between those worlds and try to explain them to the composers’, as he put it.

 

Led by van Steen, everyone in the team – including the musicians of course – can chip in with comments, questions or advice. The idea is to focus on and hopefully improve areas where the composer’s intentions are unclear or their writing impractical; where the orchestral colours are muddy, say, or the balance not working; where their notation is wrong or misleading – or where the composer has written instrumental parts which are impossible to play; in short, anything that prevents the music being communicable to the players and conductor, and thence to the audience. As van Steen pointed out of his virtuoso colleagues, ‘if this orchestra can’t play it, there’s something wrong.’

 

This year, day two began with an illuminating session on the relationship of colour to texture and line in orchestral writing, particularly regarding the strings. Van Steen and the musicians dissected extracts from works by Ravel, Bartók and Mahler in order to demonstrate how, for instance, dividing the violins can affect the way we hear harmonies, or how low strings can be used to support low woodwind sonorities; all part of what he called ‘the psychology of orchestration’. On the morning of day three, in a supplementary project, students from Bangor University had pieces for wind quintet workshopped by members of the orchestra in the Grace Williams Studio, following an earlier visit to Bangor by BBC NOW: this, too, was free and open to the public.

 

L to R: Frank Zielhorst, Lewis Furber, David Roche, Lenny Sayers, Carol J Jones, Martin Humphries, Harriet Grainger, Jason Savory, B. Tommy Andersson, Huw Watkins, Jac van Steen © BBC NOW

 

For Andersson, one of Composition: Wales’s unique attributes is the time gap between the first and second workshops. In 2016 that gave the selected composers two months between February (day one, led by conductor Frank Zielhorst) and April (days two and three) to edit or amend their scores. As he explained,

 

‘All of them have done that, taken the opportunity to improve on their pieces. I think that’s a very good way to work because it’s so easy to let first impressions decide, and then you say, oh no, this is not a good piece. But it might be that simple things could be corrected.’ Not only that, but each composer was given a recording of the February session to work from. Andersson again:

 

‘I remember myself how it was to be a young composer, being so overwhelmed by the impressions from having your music played that you can’t really sort what you are hearing from what you expect to hear. There’s so much to take in, so you need this opportunity to go back and listen to what really happened. What did the musicians actually do, how did it really sound? And that’s the best sort of platform to start from for improvement.’

Clockwise: David Roche, Lewis Furber, Carol J. Jones, Martin Humphries, Lenny Sayers, Jason Savory, Harriet Grainger

Clockwise from L: David Roche, Lewis Furber, Carol J. Jones, Martin Humphries, Lenny Sayers, Jason Savory, Harriet Grainger © BBC NOW

 

Clearly, there is a tremendous amount on offer here for composers and listeners alike, and the project continues to grow in stature. But what of the seven composers selected in 2016? Most had never written for orchestra before, and all expressed delight at the realisation – sometimes transformation – of their piece through the process. Each spoke of particular areas where they had benefitted: for clarinettist Lenny Sayers, stepping out of the BBC NOW woodwind section as a composer was ‘one of the most nerve-wracking things I’ve done since joining the orchestra’ some four-and-a-half years ago. However it proved a massive confidence boost and enabled him to ‘appreciate how my colleagues work a little bit more as well learning more about the instruments and their abilities.’ Brass and woodwind specialist Martin Humphries found ‘Jac’s session about string writing was fascinating and really useful’, whilst for Lewis Furber, ‘I was quite worried that [Westminster Dances] would come across as too much of a joke.’ And so he was especially pleased to find its dark underbelly seized and understood.

 

David Roche pointed out that ‘writing for orchestra, the sheer volume of work is huge – just calculating how much you have to do per day to meet the deadline is quite intimidating.’ For him, the key point was ‘really considering the ensemble you’re writing for and really paying attention to that. That’s something I’ll definitely take away from this.’ That latter issue crops up in different forms for mainly digital film and TV composers; a specialism of Jason Savory. He relished the chance to play with the fine acoustic in BBC Hoddinott Hall, since ‘a film composer’s medium is dense and intricate, but not so dynamic as the live one – it’s coming through a set of speakers.’

 

Harriet Grainger has recently spent time in South-East Asia, and in Estonia studying with Helena Tulve. So for her, writing for Composition: Wales was an opportunity to try out some exciting new techniques and (especially percussion) sounds. She found that, following the February workshop, she was able to double her piece in length: ‘I changed the ending and extended it. I really liked the way Jac conducted it today – it was a lot faster and I think it really worked.’

 

Every composer found that getting down to work soon settled their nerves. Carol J. Jones seemed to sum it up for the collective: ‘There’s that awful moment in the workshop when you walk up to the front and you see the orchestra – and then you turn round and there’s everyone else in the audience and you think, don’t worry, it won’t go wrong. Then you sit down and Jac immediately has questions about the score and you think, oh God it’s going wrong already! But I’m really enjoying it, and everyone else is having a good time as well. It’s a supportive atmosphere.’

 

This year’s project inevitably threw up questions and possibilities for next year’s project, as each does. Perhaps the rehearsal time could be increased so to ensure that every selected piece can be polished for performance in the final concert, regardless of difficulty. This in turn might help to encourage those wishing to experiment with more unusual or innovative colours and textures. On the other hand, submitting a score to the project provides a very useful taste of life as a professional, since it involves writing to a stated brief which includes pre-agreed rehearsals. Next year, for the first time, as well as a maximum duration of eight minutes and other stipulations, there is a stylistic brief:

 

‘The perfect concert opener or encore for a BBC National Orchestra of Wales concert, such as St David’s Day or an international tour.’

 

If that appeals, I would urge anyone considering writing for Composition: Wales 2017 not to think twice, but to do so soon. The deadline for submission of scores is Tuesday 15 November 2016 at 10am. See the BBC NOW website for further details and to download submission guidelines.

 

Steph Power- Wales Arts review - 2016

Jac van Steen in Conversation

Last year’s Strauss anniversary year — 150 years since his birth — offered, at least in the United Kingdom, a typical number of opportunities and frustrations.

 

We heard a good number of excellent performances, not least a superlativeFrau ohne Schatten from the Royal Opera and Elektra at the Proms, both, far from coincidentally, conducted by Semyon Bychkov. A fine Macbeth from Mark Elder and the LSO notwithstanding, there was not, though, so much in the way of rare, or even rarer, Strauss.

 

For that, one would have had to travel further afield, or indeed — I should apologise for having slipped into ‘Fog over Channel: Continent Cut off’ mode — have been there in the first place. However, two eagerly anticipated treats for me this year will be Garsington Opera’s new production of Intermezzo and Die schweigsame Frau at the Munich Opera Festival, both works I shall see for the first time on stage.

 

Intermezzo has never fared well in this country, partly, I suspect, on account of unfounded fears concerning the speed of its dialogue. (If that be a problem, then so surely should it be in Der Rosenkavalier.) It came to Edinburgh in 1965, Glyndebourne in 1974, Buxton more recently still in 2012.

 

Now a company that has long prided itself in Strauss performance has opted to perform it, staged by Bruno Ravella and conducted by Jac van Steen, whom I spoke to following rehearsals in East London. I began by asking why he thought the work, for which, following an initial approach to Hermann Bahr, Strauss wrote his own libretto, had been so neglected.

 

JvS: Let me start at the end of the answer. For me, it’s a challenge to prove that it is worth programming this opera more often. The reason I can only guess; it is not a symbolic, metaphorical opera with many layers, like those with libretti by Hugo von Hofmannsthal, which also have so much psychology, so much Freudian background. This opera with very domestic action stands, in the Strauss repertoire, pretty awkwardly. Also, if you look to the title, it isn’t a Traviata: it isn’t called Christine.

 

MB: Or Ariadne, Salome, Elektra, and so on…

 

JvS: Exactly. What happens is that in Intermezzo, he opens a new path for conversational style in twentieth-century music, which is, in the early ‘20s, a very courageous thing to do. In the meantime, we have heard so many musical works that combine a play and opera that it becomes difficult to take seriously something so trivial as a change of names [a mistaken conclusion Christine draws from a letter written by her husband, the composer Robert Storch] to be the cause of a great fuss in Robert’s life. But the score is so brilliantly written that I want to convince everyone that it is worth listening to and programming it more.

 

The other reason I think it is so little performed is that it is so hard, so demanding, for everyone: all the singers have very difficult roles. The orchestra has an even more difficult role; it plays very sophisticated themes played against many other themes. So I try to find my way through the score to make most of it possible to understand; meaning, we worked very hard on understanding of the words. Not because it is in English, but because of the conversational style Strauss asks for.

 

We perform it in English, not in German, but it is set in a German parlando style, so now we have to adapt that style in translation, and then to back to Strauss, and discover what did he want this or that theme to sound like … so we discover that we need another word.

 

MB: … because it doesn’t work; it doesn’t sound as it should.

 

JvS: Exactly. The music is always number one.

 

MB: Which is interesting, given that the general idea is of a conversational piece. But then we see similar relationships in so many of the greatest opera composers when they ascribe greater importance to the poem: Wagner, Monteverdi. And there is Janáček too, who, in this case, we should think of as a contemporary.

 

JvS: Yes, indeed. Strauss took a lot of time over this work. For instance, he was on tour with the Staatskapelle Dresden. They had three weeks of touring in South America. If you go on tour, if I go on tour, I need a very good book and a good number of scores, because you are not there as a tourist but you have so much spare time. If you go to Buenos Aires, you have the atmosphere, but you are not a tourist; you do not go out because you know that, in the evening, you have to perform. So I imagine that he had so many creative ideas at this time. Of course, his life was composing, but at this time, his hobby was composing too, because he was there to conduct. He could ask himself: how can I make this character, how can I shape this theme? And I think that’s a special joy that composers feel. …

 

I’m very lucky in having a fantastic cast of singers and an excellent, thoughtful director, who is very sensitive to the text. He’s a very musical young man, who is very detailed, as detailed as Strauss is; and he makes the set and the setting so detailed that the combination of what you see and what you hear really fits together like it should, but as — let’s be honest — it does so rarely. And working every day six hours on that score must reflect a bit of the fun Richard Strauss had when he was in his hotel room in Buenos Aires. Performing a beautiful Strauss concert in the evening and then returning to write something very bright and intelligent.

 

MB: Also a little like the card games he so loved, which we see here in the opera. His love of skat, whose rules I’ve never been able to understand.

 

JvS: Yes, when we started to discuss the piece, he flew to Holland and came to my house. We had two lovely days and we said we’d play the game. I tried and it didn’t work, because it is so difficult. This is not a one-evening thing. But Bruno, he took a morning with the five card-players and explained the rules of the game. Not out of an idle desire to show off, to show how well he knew the rules, but to show the musical fun that Strauss knew in all of the biddings, the mistakes that colleagues make, all of which is in the music. They did that all morning. … What you see on stage now is the official game as Strauss wrote it out. It’s not just Figure 25: someone puts his hand down, and so on. They actually play the game. Someone loses a great deal of money, for example, and the audience will see that it means something, and that we have a lot of fun in playing the game.

 

MB: So it will convince?

 

JvS: Yes, it will convince. It’s not only performing as an actor and giving your hand because you are told to do so, you are playing the game, and during that game, you are singing your line. It’s one of the hardest scenes in the whole piece. Five people talking with each other, against each other, over each other, through each other, and as a conductor, you have to cue them all in. But as long as they do what Strauss writes, then it works.

 

MB: There’s a lesson there then?

 

JvS: Very much. There is no room for improvisation and that is the motto of the whole opera. I don’t let them improvise, and then it sounds like you and me sitting here talking about the opera, having a good conversation with music.

 

MB: Do you find the shortness of the scenes, their almost filmic — silent filmic — quality, followed by orchestral interludes, a difficulty?

 

JvS: I understand your question but I try not to see it as a problem. What I did, as a parallel to the director playing a game of skat without music, I did the opposite. I asked the singers not only to learn their own parts but … to learn the orchestral, instrumental liaisons between the parts. Sometimes just one beat, sometimes [and then he sang] a short motif, the Eternal Love theme, maybe four bars in the orchestra, to avoid this short-breathed conversational, cinematographic, cartoon-like style.

 

MB: … which can be a big problem.

 

JvS: It can be a very big problem. You then do not see the whole story. So what they do is now, the moment they stop singing [in rehearsals: the orchestra had yet to join them at this point in the rehearsal schedule], they sing in their heads the music from the orchestra. They will sing a clarinet line and carry it on until they sing once again. That helps out, so the conversational, short motif-style has a much longer line behind it. It’s all chopped up into pieces, but we try to convince by having the orchestra as a vocal part, and the vocal parts as an instrumental part. And Strauss is such a genius, that if you understand that trick, then it is all doable. Then the enormous mountain that singers initially have to climb — all this jumpy music: ‘where am I?’ — is part of something else. So long as you understand that process, it is doable. Ok, it takes a bit more time than Traviata, a bit more time than Tosca, but it is doable.

 

MB: What you say makes it sound a bit like Webern, where if you take notes pointillistically, in isolation, they mean nothing at all, whatever Stockhausen and certain others might have said. The moment you hear the line moving between different parts, then it’s like Mozart.

 

JvS: Yes, exactly. I did a lot of Webern earlier on in my career; now I seem to be asked more to do Bruckner and Mahler. But I’m convinced that you must respect the tradition — and then I’ll come back round to Strauss too — of Mahler, of Strauss, of Wagner, in Webern too, and don’t treat it as a note which is difficult to pitch, because unless you have perfect pitch, you can only work it out…

 

MB: … by interval…

 

JvS: … by interval. What I do with Strauss too is respect tradition, in that Strauss was a fantastic Kapellmeister, a fantastic conductor, so what you hear in the score is the relationship with Strauss’s role as Kapellmeister. It’s like the game of skat my director played: my assistant and I, we have tried to find the quotations that come from the repertoire of German opera houses. We come to Freischütz; we come to Forza del destino; we obviously come to Nozze di Figaro. It’s in the score; it’s a bit hidden, but it’s in the repertoire. And if you respect that tradition, respect that it is an opera composer writing a conversational piece, with the opera that he conducts in the back of his head, then you really get somewhere. It would be a fantastic quiz: to see who could pick out fifty quotations. Not five, not fifteen, but fifty! But what happened eventually, as we did this, my assistant and I — he’s a very intelligent young man, so he wanted to go further, to find another one, which I hadn’t, and so did I; I’m pretty ambitious — was, one evening, we came to a passage, and we said: ‘What is that? It’s absolutely a quotation, isn’t it?’ ‘Yes, it is. Shall I look it up?’ ‘Yes, look it up, and play it.’ ‘I can’t find it anywhere.’ And then we have walked into the trap that we are treating Richard Strauss — not Heldenleben or Also sprach Zarathustra, but Intermezzo — as a quotation. It’s archetypal, and we couldn’t think which opera it was from; suddenly we realised that it was the music in which one of the male characters talks about Christine — F minor, the key — now we think we have a quotation, but it is from the work itself. It has become part of us. … The writing is almost Mozartian. If you look at the manuscript for Nozze di Figaro, you don’t see a line to which he then added a harmony. It’s all one. That’s what Strauss does as well.

 

MB: And of course no one loved Mozart more than Strauss did.

 

JvS: And I’m sure there are more things in Nozze di Figaro — not just the motifs, the tunes that you and I can sing — to be discovered musically. I conducted the work a lot, and I made a tonal clock: I connected, as with seventeenth-century Affekt, which feeling he related to a certain tonality. Strauss is exactly the same. G minor is for her, when she’s bitchy. A-flat major is when they are in love. And it’s all the same sort of pattern as Nozze di Figaro. …

 

And then, of course, there is the descriptive quality. As you know, Strauss can orchestrate the opening of a door.

 

MB: That pictorial element: you can almost see what is happening on stage, just by hearing the score. Just as much as you can in Till Eulenspiegel or the Alpine Symphony.

 

JvS: In my Weimar years, I did a lot of Strauss, because he was there and everybody was very proud of Wagner, Liszt, Strauss having been in Weimar. I was the twenty-fifth Kapellmeister. And through doing that you understand the quality of the handwork, of how to write for an orchestra. He knew exactly what was good for the instruments, and what was possible, and how to go a little bit further…

 

MB: … to extend its capabilities just a little. The level of craftsmanship is something I always find astonishing in Strauss. He’s probably the only person who could have revised Berlioz’s treatise on orchestration.

 

JvS: Very true. And this opera is set for a very small orchestra. I only know Le Bourgeois gentilhomme and Divertimento — of courseAriadne is not so big, either — which need so small an orchestra. Frau ohne Schatten — it needs a gigantic orchestra. Intermezzo needs only Beethoven’s orchestra. It’s so abundant in its instrumental writing. I’m looking forward to working with the orchestra at Garsington, because for them, it is really tough. The London orchestras are very good: they can play anything. So now my task is to give them the fun that we have already had over the last four weeks. … There’s one thing that is always very special in Garsington: they have a Mozart and Strauss accent to the festival. I hope that the audience will not be afraid of the unknown aspect, and that we can convince, once you are inside, that you will have a fantastic evening: socially, Nature, the great music. …

 

What I would like is for the audience to feel what we did yesterday. We were all moved, almost to tears, when Christine declared her love to Robert. She sings six minutes of the most gorgeous music.

 

MB: That reconciliation is something quite special. As you were saying, the plot is trivial, but the relationship at this point doesn’t seem entirely unlike that of the Figaro Count and Countess — although responsibility is somewhat differently apportioned. It’s as if they’ve been dragged into the 1920s, have lost their titles, and have become a bourgeois couple; after all, Strauss calls the opera a ‘bürgerliche Komödie’, doesn’t he?

 

JvS: Very true. Everyone says that, in the opera, Strauss is giving his wife [Pauline, on whom Christine is based] a very bitchy character, but she has great love for him, and incredible respect. And, although she was a singer, she wanted very much to be a countess in life. They lived at the very height of Munich society. Strauss was a world star.

 

MB: That whole world of Thomas Mann…

 

JvS: …and Hofmannsthal, and so on. I think also of Prague, now, where I have a relationship with one of the orchestras. If you go to Prague and know that Alban Berg was there, Mahler too: they were all there: cultural centres with music of composers they loved to play every day.

 

MB: Mozart and Don Giovanni too.

 

JvS: Of course! Strauss is like that in Munich, Vienna, Dresden. All of these cities with such a rich tradition in opera. Prague had three opera houses, playing every evening.

 

MB: And so close to Dresden too, where this opera was first performed. One realises that when one visits, and sees the road signs, even the restaurants. Much more so than in much of the rest of Saxony, Leipzig for instance.

 

JvS: It’s a very interesting area. And in the 1920s, after the First World War, so alive! I love that era: I do a lot of Stravinsky, a lot of Alban Berg, a lot of Strauss.

 

MB: Schoenberg too?

 

JvS: Yes, although I’ve never done Moses. It’s very high on my list, but you need a good house that will let you do it, and I’m free on the market.

 

MB: The sort of work a Music Director will keep to him- or herself, then, as a statement?

 

JvS: Very much so. And as a guest, it is more the other repertoire.

 

MB: It would be wonderful to do Von heute auf morgen too, which is not entirely unlike Intermezzo with its ‘modern’, bourgeois plot. A similar dynamic, also a Zeitoper.

 

JvS: And the Hindemith opera, which resembles it a bit too, with a divorce situation…

 

MB: … Neues vom Tage.

 

JvS: That’s it. This conversational style has a very short history, but a very interesting one. With Pierrot lunaire, Schoenberg took Sprechstimme so far, but the 1920s offered something different, which we still know far too little.

 

Intermezzo at Garsington should offer a splendid opportunity for many of us to put that right.

 

An interview by Mark Berry - Opera Today - 22 mei 2015

Jac van Steen

Principal Guest Conductor

 

Jac van Steen has conducted the Ulster Orchestra many times over the years and their important musical relationship was formally recognised in 2014 when Jac agreed to become the Orchestra’s Principal Guest Conductor, bringing his international experience to Northern Ireland at a critical time in the Orchestra’s history.

 

Jac voor het Ulster orkest

 

Within his first few weeks as Principal Guest Conductor of the Ulster Orchestra, Jac van Steen’s adaptability was in evidence in the concert hall, conducting the opening perfomance of the 2014 Ulster Bank Belfast Festival before hosting a week of conducting masterclasses for emerging conductors. This culminated in him presenting a very special Ulster Orchestra lunchtime concert, featuring the winning participants.

 

In November 2014 Jac van Steen was conductor for a unique cross-border collaboration between the Ulster Orchestra and the RTÉ Concert Orchestra, marking the centenary of World War One with a performance of Britten’s War Requiem (the first Belfast performance in over 30 years). This ambitious undertaking brought together the two orchestras, soloists, two conductors, the Belfast Philharmonic Choir, Leeds Philharmonic Chorus and the Girl Choristers of St Anne’s Cathedral for a sell-out performance in St Anne’s Cathedral, Belfast.

 

  • “Jac van Steen masterfully conducted this massed musical array… the sandstone walls reverberated with the stark impact of Britten’s uncompromising music… there was a pervasive feeling of rapt attention from the audience. To experience a work of this magnitude is incomparable. Five Stars.” – Belfast Telegraph

 

Jac van Steen was born in The Netherlands and studied orchestral and choral conducting at the Brabants Conservatory of Music. Since participating in the BBC Conductors Seminar in 1985, he has enjoyed a very busy career, conducting the leading orchestras in The Netherlands, the UK, Switzerland and Germany.

 

He has held the posts of Music Director and Chief Conductor of the National Ballet of The Netherlands, the orchestras of Bochum and Nuremberg, the Staatskapelle Weimar, and the Opera and Philharmonic orchestras of Dortmund, Musikkollegium Winterthur (Switzerland). He was Principal Guest Conductor for several years of the BBC National Orchestra of Wales and currently holds the same position with both Prague Symphony Orchestra (since 2013) and the Ulster Orchestra.

 

Jac 2014 Ulster

Jac van Steen made his début with Opera North in 2013, conducting Britten’s Peter Grimes. Other highlights in that same year were his concerts with the Philharmonia Orchestra, both on tour and at Southbank Centre’s Royal Festival Hall, and his débuts with the Vienna Volksoper conducting Loriot’s Wagner’s Ring in One Evening and at Garsington Opera (Intermezzo). 2015/16 saw him in the UK for engagements with various British orchestras including the Philharmonia, the City of Brimingham Symphony Orchestra and, of course, the Ulster Orchestra. He also returned to Opera North for Così fan tutte and to the Vienna Volksoper to conduct a new production of Don Giovanni.

 

Jac van Steen has participated in many recordings for the BBC, as well as live broadcasts of his concerts. He has also made a substantial number of CD recordings with various orchestras on Dabringhaus & Grimm, SOMM, Bridge Records and NMC, among others.

 

Besides his activities as a conductor, he is dedicated to teaching and is Professor of Conducting at the Royal Conservatory of Music in The Hague, where he has recently developed his brainchild: the National Masters for Orchestral Conducting (NMO) which gives young conductors the chance to work with the best Dutch orchestras. He also regularly works with the Royal Northern College of Music and Chetham’s School of Music (Manchester) as well as the Royal Academy of Music and Royal College of Music (London).

 

..........more

L1 interview

Bekende dirigenten hebben veel ervaring met grote symfonie-orkesten. Maar hoe komen ze aan die ervaring?

 

Via een masterclass van dirigent Jac van Steen worden twee aanstormende talenten klaargestoomd om het dirigeer-stokje van Van Steen over te nemen. Het Limburgs Symfonie Orkest was het gewillige orkest waar de twee op konden oefenen. Verslaggever Kevin Goes was erbij.

Jac van Steen geht - Dortmunds Generalmusikdirektor blickt zurück

 

Er hatte noch manches vor mit seinem Orchester. Aber Jac van Steens Vertrag wurde nicht verlängert. Diese Woche gibt der scheidende Generalmusikdirektor der Dortmunder Philharmoniker seine beiden Abschiedskonzerte. Im Gespräch gibt es für ihn nicht nur Blicke zurück, auch nach vorn kann der Dirigent mit Zuversicht schauen.

 

 

Dortmund.. Er hat dafür gesorgt, dass der Name „Dortmunder Philharmoniker“ einen guten Klang hat. Jetzt verlässt Generalmusikdirektor Jac van Steen Westfalen. Seine Ära war künstlerisch stark, politisch gab es Trübungen. Im Abschiedsgespräch mit Lars von der Gönna übt der Niederländer Gelassenheit.

 

Was waren für Sie Höhepunkte Ihrer Zeit hier?

 

Jac van Steen: Das war ein unglaublicher Weg von fünf Jahren. Und wenn man wie kürzlich dann „Toteninsel“, Mahlers Adagio und Sibelius Fünfte an einem Abend spielt und das Publikum nimmt es an, das ist großartig. Das Publikum hat getobt. Das Publikum ist mitgegangen. Das ist besonders pervers, weil der Kulturdezernent meine Nichtverlängerung damit begründet hat, die Kombination van Steen und Dortmunder Philharmoniker sei keine Garantie für Besucher.

„Was ich gerade dirigiere, ist mein absoluter Favorit.“

 

Gab es Herzensmusik?

 

Jac van Steen: Ehrlich: Was ich gerade dirigiere, ist mein absoluter Favorit, anders wird es nichts. Geliebt habe ich die sehr durchdachten Programme der Philharmonischen Konzerte. Oder das Konzert auf der Seebühne! Und es waren alle großen Opernpremieren von „Lohengrin“ bis „Tosca“. Christian Josts „Hamlet“ war für mich ein Dortmunder Höhepunkt, auch wenn die Freude und Anstrengung, die Neue Musik bedeutet, nicht jeder teilt, auch im Orchester nicht. Bei den Proben zu Josts „Hamlet“-Musik hatte ich plötzlich mal am Scheibenwischer mein Foto. Da hatte jemand draufgeschrieben „van Steen, go home“.

 

Woran denken Sie, wenn Sie an die öffentliche Dortmunder Kulturszene denken?

 

Jac van Steen: Das ist bestimmt nicht nur in Dortmund so, aber ich finde keine Demokratie mehr. Ich habe den Rückzug von Zeitungen mit Bedauern erlebt, auch weil es die kritische Zeitungen waren. Ich erlebe aber auch, wie manche Politiker sich auf Einflüsterungen und Informanten verlassen und allein ihretwegen entscheiden. Ich finde, das Volk wird an der Nase herumgeführt. Und das Volk bezahlt mich, nicht die Politiker. Und für das Volk bin ich da. Das ist eine bedeutende Gruppe, wenn auch nicht die Massen, die ein Andre Rieu in die Westfalenhalle zieht. Was ich politisch in Dortmund erlebe, trägt autoritäre Züge. Für das Publikum ist es schlimm.

„Was mich entsetzt hat, war der politische Stil.“

 

Die Nichtverlängerung Ihres Vertrages hat viele überrascht, viele bedauern es bis heute.

 

Jac van Steen: Dass man nicht verlängert wird, ist total normal. Aber ich hatte ein Orientierungsgespräch, für das eine Stunde anberaumt war. Es dauerte nicht einmal 15 Minuten. Da war kein Reden über die Zukunft, über Chancen und Möglichkeiten. Der politische Stil war eigentlich das, was mich entsetzt hat. Es war unanständig.

 

Haben Sie noch Wut im Bauch, zwei Jahre danach?

 

Jac van Steen: Ich habe keine Rachegefühle oder so etwas. Ich hab kein Selbstmitleid, ich bin ziemlich nüchtern. Ich bin kein emotionaler Süditaliener, der sofort nach seiner Mama ruft und sagt: „Koch mir sofort eine Pasta - oder ich mach’ Selbstmord.“

 

Wissen Sie, ich weiß, dass ich diese Woche mein Abschlusskonzert mache. Und eine Woche später mache ich eine Aufnahme mit dem „Royal Philharmonic“. Mir geht es gut. Um andere Kollegen, die nicht verlängert wurden, tut es mir leid.

 

Sie arbeiten zunächst frei. Dirigieren in Wien, in England.

 

Jac van Steen: Das fühlt sich an wie ein Sabbatjahr. Keine Politik, keine Intrige - was an einem großen Musikbetrieb normal ist. Ohne Bürokratie, ich bin für zwei Jahre ausgebucht, dann sehen wir mal weiter.

 

Könnten Sie das nicht ewig machen: nur Musik, keine Politik und Bürokratie?

 

Jac van Steen: Tja, das denkt man vielleicht. Aber wenn man einmal das Blut geleckt hat, was es heißt, ein Generalmusikdirektor zu sein, geht das nicht: das Blut, ein Repertoire auszuwählen, das Blut eines Orchesteraufbaus. Ich kenn’ mich selber gut genug: Nach zwei Jahren kribbelt es, da werde ich diese Herausforderung brauchen: ein festes Orchester, einen Ort, eine Struktur.

„Das Opernhaus ist sehr isoliert, auch räumlich.“

 

Sie ziehen weiter. Bangen Sie um die Zukunft von Oper und Philharmonikern?

 

Jac van Steen: Wenn ich sehe, was in Holland passiert, muss ich das. Da ist die Abhängigkeit von der Wirtschaft sehr groß, jetzt wird da gesenst. Ich bin stolz, dass in meiner Dortmunder Zeit 93 Vollzeitmusiker einen Beruf hatten, total ausgelastet, von der Oper bis zu den großen Konzertpartituren. Darum wird man hier und anderswo künftig sehr kämpfen müssen. Ich glaube, das Opernhaus kann es nur schaffen, wenn eine andere Nähe zu den Menschen gelingt. Wenn die Menschen einmal drin sind, sind sie begeistert. Aber derzeit sind es oft nur ein paar hundert pro Abend, das kann man weder Künstlern noch Steuerzahlern auf Dauer erklären. Das Opernhaus ist sehr isoliert, auch räumlich. Dieser tote Vorplatz, diese Betonwüste, die bankrotten Ladenlokale rundherum: Das ist kein Ort, an dem man gerne ist. Auch da muss man ansetzen, wenn es weitergehen soll. Ich bin sicher, dass die Oper ein Publikum hat für ein volles Haus, und zwar nur Dortmunder. Die Eitelkeit, künstlerisch danach zu schielen, eine Aufmerksamkeit für Publikum aus Frankfurt oder sonstwoher zu kriegen, ist Quatsch.

 

Wir haben viel über Intrigen und anderes gesprochen. Ist es nicht eine Bankrotterklärung, dass in der Musik so viel Hässliches passiert, wo doch Harmonie ihr Geist sein sollte?

 

Jac van Steen: Nein, wer in einem Opernhaus arbeitet, dem ist nichts Menschliches fremd. Das ist eine kleine Gesellschaft - und natürlich ist sie ein Spiegel der großen. Schauen Sie in die Zeitung: Da müssen Sie nicht erst die Schlagzeilen aus Syrien oder Afghanistan lesen, es reicht ein Blick auf Dortmund, da dreht sich einem der Magen um. Da wäre man ein Fantast, wenn man glaubte, ein Opernhaus sei im Himmel oder in Walhall. Obwohl wir ja von Wagner wissen, dass es auch in Walhall nicht sehr angenehm zugeht (lacht).

 

Der Dortmunder Klang hat in Ihrer Zeit nicht darunter gelitten.

 

Jac van Steen: Das ist ein sehr gutes Orchester. Wie die Wagner spielen! Eben habe ist eine CD erschienen mit Schönberg und Berg. Sie hören da wirklich ein Orchester, das sich mit ganz anderen in Europa messen lassen kann. Nein, wenn es mal knirscht, muss das nichts mit dem Ergebnis zu tun haben. Ich habe in der Welt selbst Konzerte gehört, von denen ich wusste: Da ist null Chemie zwischen Dirigent und Orchester. Tja, die haben miteinander die Sterne vom Himmel gespielt. Musik ist eben auch ein Medium, das uns vieles vergessen lässt. Da sind Mahler und Beethoven eben doch wichtiger als dieser Kleinkram und Zwist.

 

Ihre Konzerte und Opernaufführungen zeigten oft, wie grandios Dortmund klingen kann...

 

Jac van Steen: Ich glaube, ich habe sehr genau geprobt. Selbst wenn wir jetzt etwas spielen müssten, was wir zuletzt vor zwei Jahren gemacht haben, ginge das jetzt sofort. Das ist auch eine Qualität des Orchesters, denn da bin ich bei der Aufführung nur „primus inter pares“.

 

Was ist eine Partitur für Sie?

 

Jac van Steen: Nun, sie ist der Gedankengang eines Genies, ob Mozart oder Sibelius. Man versucht, sie mit Leben zu füllen, klar. Aber das Ziel ist, einen Klangkörper mit 93 Menschen so spielen zu lassen, gespannt auf der Stuhlkante quasi, dass man als Dirigent bloß noch ein Medium ist. Das ist leicht gesagt. Ein Orchester soll ein Körper sein, aber es sind 93 Individuen, 93 Meinungen.

 

Aber Sie geben doch die Richtung klar vor.

 

Jac van Steen: Auf dem Boden der Partitur tue ich das. Aber ich muss erkennen, wann Musiker Freiheit brauchen. Die Frage ist: Was bietet mir der Solo-Klarinettist an? Da ist es dumm, sich an eine feste Vorstellung zu klammern. Wenn die Realität schöner und spannender ist, muss ich als Dirigent so flexibel sein, den Musiker freizulassen. Der größte Dirigent ist der, der auch mal die Finger davon lässt, musikalisch alles anzuordnen, einer, der das Individuelle aus seinen Musikern herausholt. Weniger „Ich“ ist mehr Musik.

 

Der Westen, 01.01.2013

Hohe Auszeichnung für Dortmund

 

Jac van Steen bekam BBC Music Magazine Award

 

Jac van Steen (r.) mit Komponist David Matthews und dem BBC Music Magazine Award im Londoner Kingsplace.

 

LONDON / DORTMUND Der Dortmunder Generalmusikdirektor Jac van Steen ist mit dem BBC Music Magazine Award, einem der renommiertesten Preise für klassische Musik, ausgezeichnet worden. Damit ist der 54-jährige Niederländer in bester Gesellschaft: Zu den weiteren Preisträgern gehört Valery Gergiev.

 

Wir haben Jac van Steen zu der Preisverleihung am Dienstag im Londoner "Kings Place" begleitet. Mehr an eine Oscar-Verleihung als an die des Echo-Klassik-Preises erinnerte der Festakt, der mit einem Champagnerempfang und einem festlichen Essen für 200 geladene Gäste bzw. die Preisträger begann.

 

"And the winner is ..." stand zehn Mal auf der Leinwand in dem Konzertsaal. Van Steen hat den Preis für die beste Ersteinspielung bekommen. Seine Aufnahme der zweiten und sechsten Sinfonie von David Matthews mit dem BBC National Orchestra Wales ist 2010 beim Label "Dutton Epoch" erschienen. Der 68-jährige britische Komponist nahm die gläserne, CD-runde Trophäe zusammen mit Jac van Steen entgegen.

 

Der "ideale Dirigent"

 

"Ich bin glücklich, dass die Jury den Mut hatte, diese CD (Foto) mit zeitgenössischer Musik zu nominieren und sogar auszuzeichnen", freute sich der Dirigent. 2009 hat er Matthews' zweite Sinfonie op. 17, die Simon Rattle 1982 uraufgeführt hatte, und die bislang vorletzte, sechste Sinfonie des Briten op. 100, aufgenommen. Rund 30 CDs hat van Steen eingespielt, davon 14 mit dem BBC-Orchester.

 

Komponist Matthews ist sehr glücklich mit der Einspielung. "Jac van Steen hat meine Werke lange begleitet, er kennt meine Musik besser als ich", dankte er und lobte: "Jac war der ideale Dirigent dafür." Seine Interpretation sei "unprätentiös und so stimmungsvoll." Van Steen erwiderte die Komplimente: "David komponiert so gut für ein Orchester. Er weiß, wie man Dinge zusammensetzt, und nimmt das Wort komponieren wörtlich. Dabei entsteht gefühlsgeladene, wunderschöne Musik mit enormer rhythmischer Vitalität."

 

Van Steen überlegt, Matthews sechste Sinfonie nach Dortmund zu bringen: "Das Publikum würde diese Musik verstehen; ich könnte sie gut mit Mahler oder Berg komponieren." Matthews Sinfonien stehen in spätromantischer Tradition, sind von Mahler, Elgar und Williams inspiriert.

 

Erste Mahler-Liga

 

Jac van Steen leitet das BBC Orchester seit 2005 und hat sich auch mit Konzerten bei den Proms und anderen Auftritten in Großbritannien einen erstklassigen Namen gemacht. Ende März wurde er als Dirigent des City of Birmingham Orchestra mit Mahlers sechster Sinfonie gefeiert; der Dortmunder GMD dirigiert in dem Zyklus in einer Reihe mit Simon Rattle, Andris Nelsons und Gergiev.

 

Chef der Dortmunder Philharmoniker ist er seit 2008. Der Vertrag läuft 2013 aus, er möchte ihn verlängern.

 

Die Music Magazine Award Gewinner 2011:

CD des Jahres: Valery Gergiev/London Symphony Orchestra - Prokofjew „Romeo et Juliet"

 

Chor: Bach-Collegium Japan/Masaaki Suzuki; Bach-Motetten

 

Vokal: Werner Güra/Christoph Berner;Schubert: Winterreise

 

Kammermusik: Vadim Repin (Geige)/Nikolai Lugansky (Klavier)

 

Instrumental: Alexander Melnikov (Klavier); Schostakowitsch

 

Oper: Mozarts „Zauberflöte“; René Jacobs/Academie Alte Musik

 

Newcomer: Ivana Gabric (Klavier); Janacek, Schubert, Liszt, Rachmaninow

 

Ersteinspielung: Jac van Steen/BBC Orchestra; Matthews

 

Technik: David Briggs/Chor Trinity College; Messe Notre Dame

 

DVD des Jahres: Purcell: „Fairy Queen“ aus Glyndebourne von William Christie.

 

Julia Gaß

Emsdettener Volkszeitung

13.04.2011

Philharmoniker Dortmund boten Schülern einen „Tauchgang“ für die Sinne

 

"Wie macht man Schülern klassische Musik schmackhaft?" - unter diesem Motto stand eine Probe des philharmonischen Orchesters Dortmund unter der Leitung von Jac van Steen im Konzerthaus.

 

Dortmund. Sie sitzen nicht in der ersten Reihe, die Siebtklässler im Dortmunder Konzerthaus. Schon gar nicht bei klassischer Musik. Nein – sie sind „eingetaucht ins Orchester“, direkt vor Pauken und Trompeten, gucken den Bläsern aufs Notenblatt. „Aimez vous Brahms?“ fragen die Dortmunder Philharmoniker heute und morgen ihr Publikum; am Montag schon, bei der ersten Probe im Konzerthaus, gaben 50 Jugendliche die Antwort.

 

Wenn Jac van Steen sich mit vollem Körpereinsatz übers Pult in Richtung Orchester wirft, lacht der ein oder andere verblüfft auf. Um dann wieder mucksmäuschenstill zu sein. Die Ohren gespitzt. Die Augen kleben an diesen Händen, die wie nebenbei den Dirigentenstab halten, die jetzt laute Leidenschaft vom gesamten Orchester fordern, dann wieder mit vibrierenden Fingern nur die Streicher locken, beschwichtigen, akzentuieren, den Klang aufbrausen lassen... „Spannend!“ sagen Svenja und Kim. „Dieses von laut auf leise...“ hat Justin beeindruckt. Und Luise, die selbst mal Geige gespielt hat und jetzt Klavier, ist hin und weg: „Man hört den Unterschied!“

 

Jac van Steen lässt die Arme sinken. In Bruchteilen von Sekunden ist die Klangfülle von an die 70 Musikern verstummt. „Diese Folge muss ein bisschen mehr in der Luft schweben“, verfeinert er hier. „Der Strich klingt angeklebt. Sie müssen da ein Komma setzen“, spornt er dort an. Er isoliert einzelne Instrumente, lässt sie wieder zusammenfließen mit dem großen Ganzen. Nochmal von vorne. „Un poco sostenuto“, ein bisschen nachdrücklich, stur vielleicht sogar. Dass van Steen alles aus seinen Musikern holt, passt auch zur Übersetzung dieses ersten Satzes der Sinfonie. „Sechs Takte vor Anton“ setzen die Musiker wieder ein.

 

Hörbarer Unterschied

 

Und Luise hat Recht: Man hört den Unterschied. Eine Nuance Leidenschaft hier, ein genüssliches Verweilen dort – perfekter Zusammenklang. Fast perfekt, zumindest in den Ohren des Generalmusikdirektors. Es ist die erste Probe zu Brahms Sinfonie 1 hier im Konzerthaus. „Die Akustik hier ist völlig anders“, erklärt Jac van Steen den Jugendlichen und sucht nach einem Vergleich zwischen Orchestergraben und Konzerthaus-Klang. Ein Unterschied wie – „na, vielleicht nicht ganz wie zu meinem Badezimmer“.

 

So nah haben sie ihn nie, den Dirigenten, fast zum Anfassen eben. Und zum Ausfragen. Wieviel ein Musiker so verdient? „Zweimal die Hälfte“, scherzt van Steen. Über Geld spricht man nicht. Über alles andere schon. Van Steen ist genauso nah dran, an den Jugendlichen. Das, sagt Andrea Knefelkamp, die die „Tauchgänge“ ins Orchester organisiert, schätze sie besonders an ihrem Chef. Dass er die jungen Gäste nie unterschätzen würde. Für viele, sagt sie, sei das die einzige Chance im Leben, klassische Musik hautnah und lebendig zu erleben. Und wenn nur einer wiederkommen würde... Luise kommt. Sie hat Karten für das Konzert. Will wissen, „wie es sich ganz anhört“. Und findet: Diesen Brahms – den kann man durchaus mögen.

 

Anja Schröder

Kultur, 31.01.2011

Foto: Franz Luthe

Überleben durch Teamarbeit

 

Generalmusidirektor Jac van Steen kümmert sich im Team um die Oper bis zur neuen Intendanz.

 

Dortmund. 2011 wird ein spannendes Jahr für Opernfreunde: Die Ära Mielitz endet, in der neuen Saison startet Jens-Daniel Herzog durch. Das halbe Jahr dazwischen aber wird eine Bewährungsprobe: Ein fünfköpfiges Leitungsteam mit Jac van Steen kümmert sich um die von den Auslastungszahlen her angeschlagene Oper. Nadine Albach sprach mit dem Generalmusikdirektor.

 

Das Jahr endet und damit auch die Zeit von Christine Mielitz als Opernintendantin. Was ist Ihr Eindruck: Wie ist die Stimmung?

 

Die Musiker, das Sängerensemble und die Techniker sind immer noch sehr motiviert – das gehört zu ihrem Berufsethos. Die Umbruchsituation spüren vor allem die Sänger: Die meisten von ihnen sind ab der nächsten Spielzeit nicht mehr da. Aber bis dahin studieren sie den „Hamlet“ von Christian Jost ein. Das wird sicherlich ein großes Ereignis für Dortmund. Aber das ist nichts, womit die Sänger zum Vorsingen gehen können – kein Opernintendant will da etwas von einer zeitgenössischen Oper hören. Die Sänger haben es am schwierigsten, weil sie sich fragen müssen: Wir tun das für dieses Haus – aber was bringt uns das außer musikalischer Ehre. Trotzdem sind sie Profis genug und machen das.

 

Ist der Weggang von Frau Mielitz mitten in der Spielzeit nicht eine Zumutung?

 

Nein, wir haben ein Fangnetz gebaut. Wir werden die restliche Spielzeit mit einem fünfköpfigen Leitungsteam in ihrem Gerüst festhalten. Das zeigt, welche Persönlichkeit Frau Mielitz ist, dass sie nun durch fünf Menschen ersetzt wird. Diese zweite Hälfte muss ein gutes Sprungbrett für Jens-Daniel Herzog werden. Der Start wäre für ihn schwieriger geworden, wenn er den Staffelstab direkt von Frau Mielitz übernommen hätte – weil sie eine so starke Persönlichkeit ist, die bestimmte Ideen nicht loslässt.

 

Die Kommunikation zwischen Christine Mielitz und dem Musiktheater-Team war zwischendurch gestört. Spüren Sie Erleichterung, das sie geht?

 

Wir würden ihr keinen Gefallen tun, wenn wir jetzt behaupten würden, es sei immer leicht mit ihr gewesen. Sie ist ein Mensch voller Energie. Das werden wir vermissen – wie ein Bauer mit Zahnschmerzen.

 

Die Auslastungszahlen im Musiktheater in jüngster Zeit waren katastrophal. Wie wollen Sie verhindern, dass sie weiter einbrechen?

 

Indem wir zeigen: Nicht Frau Mielitz ist das Haus, sondern wir alle. Ich fühle mich diesem Theater verbunden – und lasse mir die Möglichkeit nicht nehmen, ab dem Moment, wo Frau Mielitz weg ist, zu zeigen: Dortmund hat noch einen Generalmusikdirektor. Viele Menschen haben mir ein Kompliment dafür ausgesprochen,dass ich es zweieinhalb Jahre mit ihr hinbekommen habe. Natürlich war es anstrengend , mit ihr große Sachen zu realisieren – das hat mentale Kondition gekostet. Die Auslastungszahlen machen mir unheimliche Sorgen: Sie hat es nicht hingekriegt, das zu ändern – und wir können in einem halben Jahr nicht ändern, was lange abgebaut wurde. Natürlich kämpfen alle Häuser in Europa mit diesem Problem. Aber ich verstehe nicht, dass wir bei guten Produktionen wie Puccinis „Trittico“ vor 300 Menschen spielen. Wir müssen kommunizieren, was gut ist, unser Image aufbessern und Jens-Daniel Herzog mit uns einen guten Start verschaffen.

 

Glauben Sie, dass die Pläne von Jens-Daniel Herzog das Ruder rumreißen können?

 

Auf jeden Fall werden die Menschen neugierig auf ihn sein. Er hat den Ruf, verdammt spannende Inszenierungen zu machen. Und er wird Elemente in den Spielplan bringen, mit denen Dortmund hin und wieder Erstling sein kann.

 

Freuen Sie sich auf den neuen Opernintendanten?

 

Natürlich. Allerdings glaube ich, dass das Überleben der Oper von gutem Teamwork abhängt. Frau Mielitz hat gedacht, dass sie Teamwork betreibt – aber ich war so ungefähr der Einzige, mit dem das funktioniert hat. Ich will nicht nachtreten, aber es ist anstrengend, sie als Sparringpartnerin zu haben.

 

Und Sie glauben, dass das mit Herrn Herzog besser wird?

 

Die Gespräche mit ihm lassen mich daran glauben, dass er uns nicht enttäuschen wird.

 

Nadine Albach

Kultur, 29.12.2010

Foto: Knut Vahlensieck

Großes Klangvokal-Finale

 

Musik für die Augen

 

 

Kann man Musik sehen? Victoria Coeln nickt. Sie spielt das zusätzliche Instrument beim großen Klangvokal-Finale im Dortmunder Konzerthaus, sie macht Musik fürs Auge.

 

Dieses Konzert hat viele Spannungsbögen: Es vereint Richard Wagner und Hans Werner Henze, beide Pioniere der Moderne, zu ihrer Zeit. Der 1. Akt der „Walküre” gekoppelt mit Henzes 5. Sinfonie; die Brücke schlagen Wagners Wesendonck-Lieder, neu instrumentiert von Henze. Ein Abend der großen Stimmen, allen voran Angela Denoke, Stig Andersen. Ein Abend der großen Töne: Dortmunds Orchester „hat einen Riesen-Wagner-Klang”, sagt dessen Dirigent Jac van Steen. Ein Abend der großen Gefühle – denn aus der Musik schöpft Coeln die Inspiration fürs Bild und damit ein völlig neues Format für die Aufführung.

 

„Keine Angst vor Wagner”, sagt Dortmunds Generalmusikdirektor Jac van Steen – schon gar nicht in dieser szenisch-konzertanten Form. „In dieser Spannungskurve wird Wagners Musik neu zu hören sein”, malt Torsten Mosgraber (Klangvokal) ein überzeugtes Bild vom Sehnsuchts-Akt mit Siegmund und Sieglinde. Und die Regisseurin des Abends, Franziska Severin, Operndirektorin in Leipzig, führt den Pinsel weiter: „Wir schaffen eine visuelle und szenische Klammer”.

 

Auf der Bildebene öffnet sich eine neue Geschichte, keine 1:1-Umsetzung der musikalischen Erzählform. Keine Bebilderung also, betont Lichtkünstlerin Victoria Coeln, „sondern fast eine neue poetische Komposition mit Licht und Video”. Da, sagt sie, will sie hinkommen, wenn sie Lichträume und Schattenebenen schafft, die über Sängern und Orchester schweben. Wenn sie, weg von der reinen Interpretation, am Mischpult ebenso auf van Steens Dirigat reagiert wie die Musiker im Orchester und abstrakte Kontrapunkte schafft.

 

Henze-Hommage

 

Dezember 2008. Die Opernhäuser, Konzertsäle, Ballettkompanien und Festivals des Ruhrgebiets treffen sich zum gemeinsamen Arbeitsgespräch mit Hans Werner Henze. Nach einer langen Weile greift der Komponist zum Mikrophon. Er spricht leise, sehr langsam und dringlich: „Ich nähere mich einer geheimnisvollen Mitte. Ob das gelingt? (...) Ich höre von Ihren Planungen für 2010 und bin bis zur Unaussprechlichkeit gerührt. Meine Vorfahren kommen von hier. Mein neues Werk ist eine Gabe an meine Heimat. Im Grunde bringe ich einen Affekt musikalisch zum Ausdruck.“

 

Die Weltkulturhauptstadtinszenierung, schreibt das Theater Hagen, kommt für einen symbolischen Moment zum Stillstand. Und so fragil dieser Augenblick auch ist, so spürbar zieht er seine Energie und Relevanz aus der Aufgabe, um die es geht: Um Neue Musik für eine ganze Metropole. Für die Hommage an den Komponisten und Musikdenker Hans Werner Henze hat sich die gesamte Musiklandschaft der Region zu einem Netzwerk für Neue Musik zusammengeschlossen. 35 Partner präsentieren seit Januar und bis Dezember 2010 Henzes musikalisches Werk und gesellschaftliches Handeln. Als Komponist, Festivalleiter, Förderer junger Talente und Impulsgeber gehört Henze zu den prägenden Persönlichkeiten und Pionieren der Moderne.

 

Keine Angst vor Wagner: Mit dem Projekt „Wagner & Henze” wollen Klangvokal und Philharmoniker nicht nur künstlerisch Hemmschwellen abbauen, sondern auch finanziell. Der Preis fürs einzigartig sinnliche Erlebnis im Dortmunder Konzerthaus ist deshalb mit 10 bis 44 Euro ganz niedrig angesetzt.

 

Anja Schröder

Der Westen

30.04.2010

Kultiversum Panorama

 

Erlösung dem Erlöser

 

Dortmund, Wagner: Lohengrin

 

Als Christine Mielitz 2002 in Dortmund die Nachfolge von John Dew antrat, übernahm sie kein leichtes Erbe. Sie empfahl sich als Hoffnungsträgerin, nachdem sie im thüringischen Meiningen mit einem «Ring» an vier aufeinanderfolgenden Tagen für Furore gesorgt hatte. Damals pilgerten Heerscharen von Opernfreunden zum «Meininger Theaterwunder». Doch das Wunder wollte sich in Dortmund nicht wiederholen. Während Mielitz’ Ruhm als Regisseurin auswärts wuchs, blieb es in Dortmund durchwachsen, auch ihr dortiger «Ring»-Zyklus entwickelte wenig Strahlkraft. Nun scheint sie der Last des Amtes müde und hat im vergangenen Oktober mitgeteilt, dass sie ihren laufenden Vertrag vorzeitig zu lösen gedenkt. Ausgerechnet nach dieser Wendung ist ihr nun ihr stärkster Wagner-Abend in Dortmund geglückt.

 

Im Kontext einer streng hierarchischen, gewaltbereiten Männerwelt konzentriert sich Mielitz beim «Lohengrin» ganz auf die beiden Paare, denen sie das übliche Gut-Böse-Gefälle systematisch austreibt. Weder Elsa noch Lohengrin sind Lichtgestalten. Die Erlöserfigur des Schwanenritters scheint selbst der Erlösung zu bedürfen: Als Mischung aus Außerirdischem und Starlight-Express-Held ist er nichts als eine zombiehafte weibliche Projektionsfläche – ein zusammengeflickter Typ, dessen Rechte mit seinem Schwert verwachsen ist. Elsa dagegen stöckelt als neurotisches Blondchen mit Hochsteckfrisur und Mini-Kleid umher. Ortrud und Telramund werden in die Nähe des hohen Paars gerückt. Seltsam verwandt scheinen Elsa und Ortrud, die sich in der Trauer um Telramund sogar in den Armen liegen: Frauen am Rande des Nervenzusammenbruchs (eine Idee, die übrigens schon Werner Herzog in Bayreuth umsetzte).

 

Die Entdämonisierung des Intrigantenpaares verleiht dem Ganzen ein neues, eigenes Gewicht und eine Leidenschaft, die ohne Überzeichnung auskommt. Mielitz nimmt beide Paare gleich ernst, sie denunziert und romantisiert niemanden. So entsteht eine enorme Binnenspannung, die den ganzen Abend trägt.

 

Wenn diese Premiere ein Problem hat, dann höchstens durch den Hang zu doppelten Ausrufezeichen. Das gilt, neben der souveränen und bisweilen überdeutlichen Personenführung, auch für Frank Fellmanns mit Spiegelwänden, Goldfolie und mehrstöckigem Aufbau bestückte Bühne, die in ständiger Bewegung ist und unablässig mit Verweisen winkt: Picassos «Guernica» mahnt vor den Grauen des Krieges; mit einem Philipp Otto Runge-Prospekt wird der Bogen zur Frühromantik geschlagen.

 

Musikalisch entwickelt der Abend viel Sogkraft: Jac van Steen hält die Zügel sicher in der Hand, wählt flüssige Tempi und einen ausgenüchterten, doch plastischen Tonfall. Die Dortmunder Philharmoniker sitzen auf der Stuhlkante und ziehen klangschön mit. Marco Jentzsch in der Titelrolle musste sich nach hoffnungsvoll strahlendem Beginn in der Premiere nach dem ersten Akt einer Indisposition geschlagen geben, von der Seite sang Charles Kim mit ungleich muskulöserem Tenor höchst respektabel weiter. Susanne Schuberts Elsa klang anfangs leicht überspannt, entwickelt jedoch lyrische Wärme und klare Diktion. Szilvia Ráliks Ortrud ist von gelenkiger Schlankheit und heller Durchschlagskraft, neigt gelegentlich zu Schärfen in der Höhe. Anton Keremidtchiev ist ein markiger Telramund mit Verdi-Attacke, Stephan Klemm ein imposant unnahbarer, höhensicherer König Heinrich.

 

Wagner: Lohengrin.

Premiere am 6. Dezember 2009. Musikalische Leitung: Jac van Steen, Inszenierung: Christine Mielitz, Bühne: Frank Fellmann, ­Kostüme: Renate Schmitzer, Chor: Granville Walker. Solisten: ­Marco Jentzsch/Charles Kim (Lohengrin), Stephan Klemm (König Heinrich), Susanne Schubert (Elsa), Anton Keremidtchiev (Telramund), Szilvia Rálik (Ortrud), Simon Neal (Heerrufer).

Probenbesuch

 

Warten auf Lohengrin

 

Jac van Steen bei den Proben. Foto: Knut Vahlensieck

 

Dortmund. „Die Natur, hier die menschliche Natur, muss sich rächen und die Offenbarung zunichte machen” schrieb Richard Wagner über seinen "Lohengrin", den er für seine traurigste Oper hielt.

 

Im Revolutionsjahr 1848 fertiggestellt, geprägt von den Hoffnungen und Enttäuschungen des Vormärz, erscheint Erlösung hier umöglich.

 

Nach 25 Jahren ist das Werk erstmals wieder in Dortmund zu erleben, in einer Inszenierung von Opernintendantin Christine Mielitz und unter musikalischer Leitung von Generalmusikdirektor Jac van Steen. Ein Probenbesuch.

 

Zeitlos gültig

 

10. Jahrhundert. Oder der spanische Bürgerkrieg. Oder der 11. September 2001. Das Bühnenbild lässt mit dem Zitat von Picassos berühmten Anti-Kriegsbild „Guernica” und den Trümmern des World Trade Centers jeden Zeitbezug zu. Eine Gesellschaft in der Krise - das ist ein zeitloses Phänomen. Brabant steht ohne Thronfolger da, die Sehnsucht nach einem Heilsbringer ist groß. Ortrud und Telramund wollen mit allen Mitteln an die Macht - auch wenn sie dafür Elsa vernichten müssen...

 

Susanne Schubert stolpert auf die Bühne. Trotz Bommelschal, Strickjacke und Straßenhose verwandelt sie sich plötzlich in die gepeinigte Elsa, zwei Dutzend Herren hinter ihr werden trotz Jeans und Turnschuhen zur strafenden Masse.

 

Ohne viele Worte ist klar: Hier wird Gericht gehalten über eine, die einen Mord begangen haben soll und doch ihre Unschuld beteuert. Ungeduldig greift König Heinrich (Stephan Klemm) nach einer goldenen Pappkrone, fordert wütend ein Gottesurteil und... „Stop!

 

Zurück bitte!” ruft Christine Mielitz aus dem Zuschauerraum und läuft energisch auf die Bühne. „Ortrud, flieg ein bisschen mehr”, sagt sie zu Szilvia Ràlik, geht dann zu „Telramund” Anton Keremidtchiev, zeigt ihm, wo er herlaufen, wohin er schauen, wann er sich drehen soll und singt sogar die passenden Stellen. Jac van Steen lässt erneut die Musik erklingen, erneut halten die Menschen Gericht über Elsa. Christine Mielitz sieht gebannt zu, lässt die Hände auf und ab fliegen, als wolle sie die Sänger an Fäden ziehen.

 

»Wenn man die Weiber hat, wird es gut gehen«

 

„Wartet! Wartet!” Wieder bricht die Szene ab. Mielitz rennt auf die Bühne. „Man muss euch mehr Empörung ansehen”, sagt sie zum Herrenchor, der durch den Extra-Chor verstärkt wird. Der König muss noch ungeduldiger sein, Elsa verzweifelt noch nicht an der richtigen Stelle. Mielitz zerrt an ihr, reißt den Mund auf, kämpft mit um ihr Leben - in Stellvertretung der noch fehlenden Statistinnen. „Wenn man die Weiber hat, wird es gut gehen”, sagt sie schließlich.

 

Wieder und wieder setzt sich alles in Bewegung, bricht ab, beginnt erneut. Wie ein Irrwisch bringt Mielitz die Massen immer näher an den Punkt, an dem Lohengrin erscheinen soll - der Heilsbringer, den Elsa herbeisehnt, den die anderen aber für ein Hirngespinst halten. Die Wände bewegen sich, selbst Bühnenbildner Frank Fellmann schiebt mit. Noch kommt nur Holz auf den Chor zu, der erschreckt zurückweicht - in der Aufführung werden es Spiegel sein.

 

Guernica und World Trade Center fahren gen Himmel, ein romantischer Vorhang mit Schwänen und Mondenlicht fährt hinab. Und plötzlich steht da: Lohengrin. Sein Gesang macht das Probenkostüm aus Jeans und gel-bem Beinkleid vergessen. Die anderen werfen sich nieder, entzückt, träumend und rufen: „Ein Wunder!”

 

Premiere ist am 6. Dezember. Info hier

 

Nadine Albach

Kultur, 18.11.2009

Opern-Stunde vor Publikum

 

Erst plauderten zwei: Generalmusikdirektor Jac van Steen mit Opern-Star Barbara Hannigan. Zwei Stühle, zwei Mikros, eine kleine Bühne im Opernhaus-Foyer. Danach sang eine: Judith Hoffmann, Nachwuchs-Sopranistin ganz ohne Mikro, unterrichtet von Barbara Hannigan.

 

Opern-Stunde vor Publikum - genannt „Masterclass”. Erstmals in Dortmund.

 

Zunächst also 30 Minuten Interview mit der Sopranistin, die nach Engagements in London, Paris, New York dem 1. Philharmonischen Konzert heute ihre Stimme leiht. Wie das sei mit einem Top-Komponisten eng zusammen zu arbeiten, wollte van Steen wissen. Er meint Henri Dutilleux, großer Fan der Sopranistin.

 

Ein großer Vorteil sei das, so Hannigan, wähle der 93-Jährige doch zum Teil Töne extra für sie, schreibt ihr Kompositionen quasi auf die Stimme. Während Hannigan das erzählt, bewegt sie ihre Hand halb geöffnet so sanft, als ob sie gerade Dutilleux singt. „Bei einem Mozart kann man nicht einfach eine andere Note singen.”

 

Gleich kehren sich die Rollen um

 

Im Publikum lauscht gebannt Sopranistin Judith Hoffmann. Gleich sollen sich die Rollen umkehren. „Nach einer Minute kennt Barbara die Judith und die junge Dame sich selbst vielleicht ein wenig besser”, kündigt van Steen an. Fünf Minuten für die Arie der Ann Truelove aus Strawinskys „The Rake's Progress”. Jetzt steht Hannigan im Publikum, bewegt die Lippen, macht sich Notizen. Folkwang-Absolventin Hoffmann auf der Bühne: Ausdrucksstark, klangschön, tolle Darbietung, Applaus.

 

Darbietung zerpflückt

 

Doch Opern-Star Hannigan macht sie noch besser. Erste Anmerkung gleich beim zweiten Wort: Das „d” soll sie betonen, sie hatte es fast stumm herausgebracht. Fünf Versuche und der Treffer. „Breath” („Atme”) ruft die Lehrerin jetzt öfter. Wo man atmet, ist ganz entscheidend. Hannigan zerpflückt die Darbietung gnadenlos. Die Fünf-Minuten Arie zieht sich über 25 Minuten. „Da musst Du enger singen”, fachsimpelt sie einmal. Das Ergebnis findet auch das gerade 20-köpfige Publikum verblüffend. „Klingt kompakter”, sagt eine Dame. So muss es sein: nicht laut, sondern kompakt, damit die Töne in Reihe 25 ankommen.

 

Andreas Graw

13.09.2009

Der Westen

Foto: Franz Luthe

"Spaziergang" durch neue Spielzeit

 

Mit den rauschenden Klängen von Richard Wagners Vorspiel zum dritten Akt des „Lohengrin“ startete Generalmusikdirektor Jac van Steen mit den Dortmunder Philharmonikern am Wochenende die „festliche Spielzeiteröffnung“ in der Oper.

 

Die Veranstaltung, Beitrag zur 8. Theaternacht Dortmund, wurde im vollen Haus von einem begeisterten Publikum stürmisch gefeiert. Intendantin Christine Mielitz lud als charmante Moderatorin (sie wechselte sich mit Hannes Brock ab ) zu einem vielseitigen „Spaziergang“ durch die neue Spielzeit ein. Und es wurde in der Tat eine lange und eine abenteuerliche Wanderung über Stock und Stein verschiedenster Gattungen und Stile.

 

Von Wagner ein kühner Sprung zum Musical: Aus „Evita“ von Andrew Lloyd Webber – Premiere am 12. September – hörte man das berühmte Lied der Eva Perón „Weine nicht um mich, Argentinien“, prickelnd gesungen vom neu erworbenen Musical-Star Ann Mandrella.

 

Ein weiteres Highlight schließt sich im Premierenreigen am 17. Oktober an: Johann Strauß' Operette „Die Fledermaus“. Als klingende Beispiele gab es das Couplet der Adele – frisch und verspielt dargestellt von Julia Amos - und den Czardas der Rosalinde, gesungen von Susanne Schubert, die als „Neue“ noch andere anspruchsvolle Rollen übernimmt.

 

Tenor mit heldischem Schmelz

 

Mit Elsas Traum aus dem „Lohengrin“ und der Arie der Tosca von Puccini bewies sie mit ihrem kräftigen Sopran imponierende Vielseitigkeit. Als Tenor mit heldischem Schmelz stellte sich Craig Bermingham mit Proben aus Webers „Freischütz“ und Henzes „Der junge Lord“ vor.

 

Mit glitzernden Koloraturen entzückte Christina Rümann als Cleopatra und machte gespannt auf Händels „Julius Cäsar in Ägypten“ (Premiere im Januar 2010), Angela Bic fand schmerzvolle Töne in einer Arie aus „Orpheus und Eurydike“ von Gluck, gab ihr Wärme und Strahlkraft.

 

Neben den „ Neuen“ zeigten sich aber auch die bewährten „Alten“ in bester Form: Charles Kim sang differenziert und gefühlvoll Lohengrins „Gralserzählung“, Simon Neal glänzte stimmlich und gestalterisch als Scarpia in „Tosca“. Und er brach mit dem Monolog des Ford eine Lanze für Verdis geniale Spätoper „Falstaff“, die am 11. April herauskommt.

 

Vier Dirigenten (neben GMD van Steen Ralf Soiron, Ekhart Wycik und Motonori Kobayashi) standen an diesem Abend am Pult und führten jeweils auf ihre, dem Sujet angepasste Weise die mit Verve „zu neuen Ufern“ bereiten Philharmoniker, deren „Klang“ durch Umbauten des Orchestergrabens nun heller und schöner in den Raum ausstrahlen soll.

 

Sonja Müller-Eisold

Der Westen

30.08.2009

Der junge Lord

 

Im Opernhaus ist der Affe los

 

Das Musiktheater greift der Kulturhauptstadt voraus - und eröffnet am Sonntag, 17. Mai, 18 Uhr, mit der Premiere von „Der junge Lord” den Reigen der Hans Werner Henze Aufführungen in NRW.

 

Opernintendantin Christine Mielitz und Generalmusik-direktor Jac van Steen persönlich haben sich des Werkes angenommen. „Das ist eines der größten Meisterwerke der deutschen Musikliteratur”, sagt Mielitz. Für die Komische Oper, die 1965 uraufgeführt wurde, haben der Komponist und Schriftstellerin Ingeborg Bachmann zusammen gefunden.

 

Sie portraitierten eine Zeit, die angesichts der Schrecken des Zweiten Weltkriegs von einem Rückzug ins Private, von Enge und Engstirnigkeit geprägt war. Und setzten der Nachkriegsgeneration, die „der Reinlichkeitsfanatismus bis in die Seele” gepackt hatte, ein amüsantes Denkmal - voller „Güte und Erbarmen”, so Mielitz.

 

Deutsche Kleinstadt trifft Gelehrten

 

In „Der junge Lord” trifft eine deutsche Kleinstadt auf den Gelehrten Sir Edgar. Er düpiert die Kleinbürger, indem er sie ignoriert und stattdessen die Nähe eines Zirkusses sucht. Ein großes Experiment, das Grenzen überschreitet, als das Dorfmädchen Luise sich in einen dressierten Zirkusaffen verliebt - der zunächst von den Bewohnern frenetisch gefeiert wird, bis sie die Wahrheit über das Wesen entdecken... Die Sehnsucht nach Schönheit, Besinnung, Ruhe, der Rückzug ins Private sind angesichts der Finanzkrise wieder aktuell geworden - so dass die Inszenierung in einen spannenden Kontext gerät.

 

Die Oper stemmt die Produktion größtenteils mit dem eigenen Ensemble, unterstützt durch die Chorakademie. Für Jac van Steen ist das Werk eine „Burleske in sechs Bildern” - geschrieben von einem der „größten deutschen Komponisten, der die Verbindung von Vergangenheit und Zukunft” schafft: Henze zitiere historische Stile und bringe sie auf einen eigenen Weg. Die Musik schrecke nicht ab, sondern unterstütze „wie in einem Film die Bilder.”

 

Messerscharfe Texte

 

Die messerscharfen Texte von Ingeborg Bachmann hat Bühnenbildner Kaspar Glaner aufgegriffen: Er experimentiert mit Groß und Klein, biedermeierlichen und doch klaren Kostümen - der Affe, gespielt von Jeff Martin, erinnert an Bill Kaulitz von Tokio Hotel. Sehr ungewöhnlich: Sogar ein Laser kommt zum Einsatz.

 

Nadine Albach

WE Kultur, 12.05.2009

Bilder: Fototeam Schmidt/Bildautor

Brabantse dirigent op de bres voor jonge collega’s

 

Vroeger vond hij het heel vervelend dat, althans in Nederland, zijn naam hoofdzakelijk in verband werd gebracht met ontoegankelijke eigentijdse muziek. Voor een mooie Beethoven of Brahms kwamen de orkesten bij andere dirigenten terecht. Eigenlijk is dat hier nog steeds zo, maar het doet geen pijn meer. Want Jac van Steen’s buitenlandse carrière is steeds interessanter en veelzijdiger geworden. Vooral in Duitsland en het Verenigd Koninkrijk dirigeert hij tegenwoordig zoveel traditioneel symfonisch repertoire en zoveel operaproducties, dat hij de moderne muziek zelfs een beetje is gaan missen. “Ik heb het altijd met heel veel plezier gedaan”, zegt hij.

 

Ook het Residentie Orkest heeft hij in de afgelopen twintig jaar met zijn gedecideerde gebaren door heel wat gecompliceerde nieuwe partituren geloodst. Maar volgende week gaat het om Beethoven en Brahms. Jac van Steen dirigeert het openingsconcert van de Haagse Muziekdriedaagse. Het wordt een nogal ongebruikelijk evenement. Voor één van de programma-onderdelen, een uitvoering van Carl Nielsen’s ouverture ‘Helios’ staat hij zijn plaats af aan Christian Karlsen, één van zijn leerlingen. Het is een kleine geste, passend bij de formule van de Haagse Muziekdriedaagse, die als moto heeft ‘jong talent, grote meesters’.

 

Ook past het bij Van Steen’s ideeën als docent orkestdirectie aan het Koninklijk Conservatorium. Hij betreurt het dat in Nederland professionele orkesten zich geen tijd gunnen om aankomende dirigenten ervaring te laten opdoen. Dus nodigt hij soms een leerling uit een stage te volgen in Dortmund of Cardiff (Wales). Daar bevinden zich de twee orkesten die in deze jaren zijn agenda domineren. Sinds vorig jaar is hij Generalmusikdirektor in Dortmund. Dat wil zeggen dat hij door het gemeentebestuur is benoemd tot chefdirigent van opera en symfonische concerten.

 

Mentaliteit Jac van Steen (52) brengt 25 weken per jaar door in het Ruhrgebied. Daar komen nog zeven weken Cardiff bij, waar hij vaste gastdirigent is van het BBC-orkest van Wales, plus gastdirecties, bijvoorbeeld in Birmingham en Praag. Eerder was hij chef in onder meer Bochum, Neurenberg, Winterthur en Weimar. Ook in het Verenigd Koninkrijk heeft hij veel andere orkesten gedirigeerd. Hij kent het....

 

Den Haag Centraal, 27 februari 2009

 

 

 

GMD Jac van Steen probt erstmals mit Orchesterzentrum NRW

 

Kritik als musikalischer Karriereschub

 

Eine Riesenchance: Studierende des Orchesterzentrums spielen mit Eugene Ugorski und Jac van Steen.

 

Musiker müssen starke Persönlichkeiten sein. Besonders, wenn sie noch am Anfang ihrer Karriere stehen - schließlich helfen Kritik von außen und ständige Selbstüberprüfung auf dem Weg nach oben. ...

 

Generalmusikdirektor Jac van Steen probte jetzt erstmals mit Nachwuchs-Musikern des Orchesterzentrums NRW. Jac van Steen steht auf dem Dirigierpult wie immer.

 

Ganz in schwarz, wie so oft. "Wir müssen zusammen spielen. Kompakter sein", sagt er zu den Musikern, die vor ihm sitzen. Diesmal aber sind es nicht die Dortmunder Philharmoniker - auch wenn einige von ihnen unterstützend mitwirken - sondern primär Studierende in Jeans und Sweatshirt.

 

"Es geht darum, dass sie den musikalischen Orchesteralltag erleben mit einem absoluten Profi. Jac van Steen gibt den Studierenden mit auf den Weg, aufeinander zu hören, sich auszuloten, die klangliche Balance zu finden", erklärt Sprecherin Andrea Knefelkamp-West. Die Musiker heben die Geigenbögen, setzen die Hörner an den Mund.

 

Und die ersten Klänge von Tschaikowskys Violinkonzert D-Dur schweben in den Saal. "Das ist ein Standard bei den Probespielen", sagt Tilmann Kuttenkeuler vom Orchesterzentrum. Er hofft nach dieser auf weitere Zusammenkünfte mit van Steen - die auch der GMD begrüßt: "Das ist eine fantastische Gelegenheit, Orchesterspiel zu lernen."

 

Eine Tür öffnet sich und Eugene Ugorski kommt herein. Er wird mit Applaus begrüßt. Der Violinist ist der Solist des 4. Philharmonischen Konzerts gewesen. Er ist 19 Jahre alt - jünger als die meisten hier. Tschaikowsky, er, das Orchester verschmelzen. "Das bringt schon was", sagt Student Alexej Piastro (26) über das Zusammenspiel mit dem Solisten, bei dem man lerne, sehr genau auf die Einsätze zu achten. "Das Orchester macht einen fantastischen Job, ist sehr professionell", lobt auch Eugene Ugorski.

 

Dann schlägt die Stunde für Magdalena Zagozdzon. Die Studentin hat sich freiwillig gemeldet, um als Solistin zu spielen. Eine Mini-Meisterklasse beginnt.

 

Eugene spielt eine Passage mit dem Orchester, Magdalena hört gebannt zu. "Er entscheidet, wie leise wir spielen. Das kannst Du auch", sagt van Steen zu ihr. Magdalena spielt, ist in der Zange. Links Eugene neben sich, der ihr mit Handbewegungen Tempi andeutet. Rechts van Steen, der ihr Tipps gibt. "Wir brauchen mehr Intensität. Du hast sie, Du musst sie nur nutzen." Magdalena Zagozdzon lauscht ruhig, lässt sich nicht irriteren, verbessert, blüht auf.

 

Menschliche Größe für eine außerordentliche Chance. "Das wird sie nie vergessen", sagt van Steen, "in fünf Jahren macht Eugene Weltkarriere - und sie hat mit ihm gespielt."

 

Nadine Albach

Foto: Franz Luthe

Der Westen

14.01.2009

"So viel Dampf hatte ich nicht erwartet"

Halbzeit für Jac van Steen: Die Hälfte seiner ersten Spielzeit als Generalmusikdirektor ist vorbei. Nadine Albach sprach mit ihm über Turbulenzen und Pläne.

 

Was haben Sie bis jetzt in Dortmund bewegt?

 

Jac van Steen: Der Gesamttenor des ersten halben Jahres ist, dass das gesamte Haus zeigt: Wir wollen es wirklich gut machen. Ich spüre: Man versucht etwas zu realisieren - mit mir. Das hat sich im Konzert klanglich gezeigt, in der Oper hat sich das in einer sehr guten Tosca gezeigt. Mein erstes Konzert war eine Bewegung in der Stadt: 250 Sänger - das spüre ich noch heute. Das Publikum kommt auf mich zu. Es ist aber auch gesund, ab und zu Distanz zu haben von Dortmund: Ich gastiere immer noch, das gibt Frische, und ich bin etwas mehr in Holland.

 

Was hat Sie bewegt: Gab es Unvorhergesehenes?

 

Ich bin gekommen und habe nichts erwartet. Ich fühle mich wohl in Dortmund - aber das kann man nicht erwarten. Überrascht hat mich die komplexe Kommunikationsstruktur. Es kommt was in Bewegung, wo ich spüre, dass ich so viel wie möglich hier sein muss. Das hat damit zu tun, dass das Orchester sehr viel spielt durch die vier von sechs Sparten. Da kochen Sachen hoch, wo das Orchester mit 100 Planstellen locker in bestimmten Gruppen mehr Leute haben könnte, um alles zu bedienen.

 

Hinzu kommt, dass Ihr Orchester gestreikt hat und weiterhin streikbereit ist. Wie arbeiten Sie damit?

 

Ich bin kein Freund von Streik, aber jeder hat in unserer Demokratie das Recht - und das ist gut. Das Orchester macht das aus der Überzeugung, dass das Fass übergelaufen ist. Man kann darüber diskutieren, ob man damit einverstanden ist. Aber wenn man im ganzen Land entscheidet, wir machen das, habe ich damit zu leben. Ich muss ehrlich sagen, wenn das Orchester jetzt Freitag in der „Tosca” streikt, wüsste ich nicht, was ich machen soll. Tosca mit Klavier? 80 Prozent des Charmes von Puccini liegt im Orchester.

 

Sie fordern also mehr Stellen für Ihr Orchester?

 

Das ist zu direkt. Ich würde sagen, dass man so nicht noch mehr Anspruch auf mehr Dienste erheben kann, weil das der Qualität nicht gut tut. Das Orchester muss so viel spielen – ab und zu brauche ich ein bisschen mehr Zeit.

 

Das klingt nach einem Defizit in der Planung.

 

Es gibt viele Elemente, die die Planung so machen, wie sie ist. Wirtschaftliche und politische Faktoren zum Beispiel. Die Politiker erwarten, dass wir fast jeden Abend spielen, dass wir Produktivität in Quantität umsetzen. Wir haben eine Verpflichtung, ein vielseitiges Repertoire anzubieten. Ich denke zwar, man könnte eine Spielzeit auch anders gestalten. Aber jetzt muss ich damit umgehen, wie es ist.

 

Auch ein Theater hat ein Machtgefüge. Sind Sie ein Machtmensch?

 

Ich bin ein Mensch, der sich seiner Position bewusst ist. Die deutsche Theaterlandschaft bietet einem GMD Möglichkeiten, etwas zu bewegen. Man kann das Macht nennen. Ich würde Macht interpretieren als Möglichkeit, Ideen zu verwirklichen - und das ist ein schönes Gefühl. Das hat nichts damit zu tun, anderen Leuten keine Chance zu geben. Es geht darum, andere auf ein Level zu bringen, auf dem sie ihr Bestes leisten können.

 

Kulturdezernent Jörg Stüdemann hat einen Notfallplan für den Fall, dass Christine Mielitz geht: Dann sollen Sie die kommissarische Leitung der Oper übernehmen.

 

Die Frage hat mich nie erreicht. Wenn sie mich erreichen würde, würde ich das in dem Moment ruhig in Betracht ziehen. Bis jetzt ist das nicht geschehen, also kann ich nicht mehr dazu sagen.

 

Was sagen Sie zu der Stimmung am Musiktheater?

 

Es kostet viel Energie bei meinen Kollegen. Wir sind mit einem Ziel ans Theater gekommen und es ist schwierig, das im Auge zu behalten. Ich fände es schade, wenn in einem Qualitätshaus und in einer Qualitätsstadt Energie verschwendet wird. Ich kann helfen, indem ich ein offenes Ohr habe. Ich stelle fest, dass die Stimmung nicht erst so ist, seitdem ich gekommen bin. Ich bin dafür, dass das Ventil geöffnet wird. Aber das so viel Dampf dabei rauskommt, hatte ich nicht erwartet. Die ganze Geschichte, jetzt zum so und sovielten Male hochkocht, hat eine Historie. Ich bin froh, dass ich davon nicht wusste. Jetzt kann ich spontan reagieren und auf allen Ebenen Gesprächen führen.

 

Eine Erwartung an Sie war, dass Sie auf einer Ebene mit Frau Mielitz arbeiten.

 

Die Arbeit mit Frau Mielitz ist perfekt. Wir diskutieren, wir haben Ideen. Warum das so ist, weiß ich nicht. Ich stelle nur fest, dass nicht jeder das Gefühl hat, das ich habe. Und das ist die Untertreibung des Jahres. Ich sehe zwei Seiten: Ich sehe meine Kollegen, die Probleme haben und auf die Barrikaden gehen. Und ich sehe unsere Arbeit, die auf professionellem Level stattfindet. Ich versuche, zu kommunizieren - wünsche mir aber für das neue Jahr, wieder über die nächste Spielzeit und die Kunst zu sprechen.

 

Nadine Albach

Der Westen

08.01.2009

 

Werke von Bruckner, Messiaen und Schubert bei zweitem Philharmonischen Konzert

 

Bei Jac van Steen spürt man stets die Begeisterung für seinen Beruf.

 

DORTMUND - Eine tiefe, intensive Religiosität ist das verbindende Element in den Werken von Anton Bruckner und Olivier Messiaen. Beide sind in der kommenden Woche beim zweiten Philharmonischen Konzert zu hören. Die Unvollendete von Franz Schubert ergänzt das Programm im Konzerthaus.

 

„Bruckners 6. Sinfonie werde heute nur noch selten gespielt“, sagt Generalmusikdirektor (GMD) Jac van Steen, „viele empfinden sie als abgenudelt“. Aber es sei eben eine verdammt gute Musik. Um aus ihr am Montag, Dienstag und Mittwoch im Konzerthaus den perfekten Klang herauszuholen, hat van Steen das Orchester umgruppiert: Kontrabass nach links, Bläser nach rechts. Dadurch werde der akustische Eindruck noch voller.

 

Die Zeit scheint still zu stehen

 

Im Alter von nur 22 Jahren hat Olivier Messiaen seine „Les offrandes oubliées“ (Die vergessenen Opfergaben) geschrieben. Fast unglaublich für Jac van Steen: „An diesem nur gut elf Minuten kurzen Werk stimmt einfach alles.“ Und: „Am Anfang und Ende spielen wir das langsamste Tempo, das wir jemals am Pult gehabt haben. Die Zeit scheint dabei fast still zu stehen.“ Obgleich 84 Jahre älter, ist Bruckner für Jac van Steen moderner als Messiaen. Als Kontrastprogramm hat van Steen als Mittelpart Franz Schubert ins Programm genommen. Schubert habe traumhaft schöne Musik geschrieben. Man müsse bei solchen „Auflockerungsstücken“ zwischen zwei getrageneren Programmpunkten aufpassen, dass dieses nicht zu leicht sei, sonst werde es zerdrückt wie der Inhalt eines Sandwichs. Schuberts „Unvollendete“ passe da hervorragend.

 

Jac van Steen erklärt Werke

 

Eine halbe Stunde vor jedem Konzert, also um 19.30 Uhr, erklären Jac van Steen und Konzert-Dramaturgin Andrea Knefelkamp-West Details zur Musik. Van Steen möchte künftig das gesamte Orchester dabei haben, aber das klappt diesmal noch nicht. Am 26. Oktober, 18 Uhr, geben die Philharmoniker ein Gastkonzert in der Philharmonie Essen. Dann wird Bruckner aus und Wolfgang Rihm ins Programm genommen. Das ist eine freundliche Geste in Richtung Essen, wo Rihm Residenz-Komponist ist.

 

Andreas Schröter

Rürh Nachrichten

21. Oktober 2008

Feuertaufe für den neuen General in Dortmund

 

Die Philharmonie der Westfalenmetropole will mit dem niederländischen Orchesterchef Jac van Steen durchstarten.

 

DORTMUND. Es geht ein Ruck durch Dortmunds Musikleben. Selbstbewusstsein und Zuversicht prägte den ersten offiziellen Auftritt des niederländischen Dirigenten Jac van Steen in seiner Eigenschaft als Generalmusikdirektor der Stadt Dortmund. Selbstbewusst stand nicht nur 51-jährige Maestro am Dirigentenpult des nahezu ausverkauften Dortmunder Konzerthauses. Hochmotiviert reagierten auch die Dortmunder Philharmoniker auf seine klaren Anweisungen. Und der sympathische Einfall, 250 Sänger aus fünf Dortmunder Chören bei seinem Einstand mitwirken zu lassen, schuf ein Solidaritätsgefühl mit dem Orchester ihrer Stadt, das man bisher vermissen musste.

 

Kann er die Risse kitten?

 

Der große Erfolg der gelungenen Feuertaufe kann nicht darüber hinwegtäuschen, dass es viel zu tun gibt für den hochgewachsenen GMD. Nicht nur, dass die einjährige führerlose Zeit nach dem Ausscheiden Arthur Fagens dem Orchester nicht gut getan hat. Schlimmer noch, dass die miserablen Besucherzahlen in Konzert und vor allem der Oper ein geradezu zerrüttetes Verhältnis zwischen Publikum und Oper erkennen lassen, das van Steen nach eigenem Bekunden innerhalb der nächsten drei Jahren kitten will. Ein kühnes Versprechen.

 

An gutem Willen mangelt es bei ihm gewiss nicht. Und an künstlerischem Können auch nicht. Das hat er u.a. mit seinem glanzvollen Dirigat von Strawinskys Oper "The Rake's Progress" in der letzten Saison bewiesen.

 

Antonin Dvorák steht im Mittelpunkt der laufenden Konzertsaison, Dvorák beherrschte auch das Programm des 1. Philharmonischen Konzerts. Dessen freundliche, weniger bekannte, im Schlusssatz leider abfallende 6. Symphonie präsentierte van Steen mit klaren melodischen und klanglichen Konturen. Dabei kann er sich auf tüchtige Musiker in allen Stimmen verlassen, wobei das Orchester im Zusammenspiel aber noch deutlich an Homogenität und Leuchtkraft zulegen kann. Angesichts der Sensibilität, mit der van Steen den etwas kühl-routinierten Pianisten Matthias Kirschnereit zu Mozarts "Krönungskonzert" KV 537 unterstützte, dürfte sich da einiges bewegen.

 

Dvoráks "Te Deum", das mit seiner auftrumpfenden Lebensfreude eher an ein böhmisches Volksfest als an ein sakrales Gotteslob erinnert, bietet natürlich kein Tummelfeld für musikalische Feinarbeit. Entscheidend ist die Geste, alle Musikfreunde der Stadt Ernst zu nehmen und an einen gemeinsamen musikalischen Tisch zu laden. Eine Geste, die das Publikum offenbar verstanden hat. (NRZ)

 

Der Westen - 19.09.2008, PEDRO OBIERA

Der Stimmenfänger Jac van Steen

 

Hunderte von Menschen auf der Bühne - bunt, lautstark und gemeinsam: Die Proben für das 1. Philharmonische Konzert mit Generalmusikdirektor Jac van Steen im Konzerthaus. (Foto: Franz Luthe)

 

250 Stimmen auf der Bühne. Das ist ein Klangrausch. Ein lautstarkes Erlebnis. Faszinierend allein schon durch die Masse Mensch Und Generalmsuikdirektor Jac van Steen erweist sich schon bei seinem ersten philharmonischen Konzert im Amt - als Stimmenfänger. Jac van Steen ist schon ein bisschen zu Hause in dem Dirigentenzimmer, das gut versteckt im Herzen des Konzerthauses liegt.

 

Entspannt zurückgelehnt, sitzt er auf dem schwarzen Ledersofa. Ein greifbares Bild dafür, dass die Dortmunder Philharmoniker hier nahezu das Hausorchester sind. Jac van Steen will aber nicht nur im Herzen des Konzerthauses, sondern auch in denen der Dortmunder Bürger ankommen. Und eben dafür gab es wohl keinen geschickteren Schachzug, als Dortmunder Chöre einzubinden - und das auch noch in sein erstes Konzert als 'inthronisierter' GMD.

 

Ihm geht es um Kommunikation mit den Bürgern, um das Wecken von Neugier. Und die Fakten sprechen für ihn: Bereits 80 Prozent der Karten für die drei Konzerte sind - ohne Geschenke an die Mitsingenden - verkauft. Eine kleine Sensation für die Philharmoniker.

 

Van Steen hat zwar mit Hilfe von Chorleiter Granville Walker die Cr ème de la crème ausgesucht, um das "Te Deum" von Antoni?n Dvora?k gemeinsam mit dem Theaterchor zu singen - Dortmunder Kammerchor, Dortmunder Oratorienchor, Dortmunder Schubertchor und Neuer Chor an St. Patrokli. Aber es bleiben Laien. Jac van Steens Augen blitzen: "Ich lebe voll für Risiken. Die muss man eingehen." Zumal er weiß, dass das Stück für ein solches Experiment geeignet ist - und die jeweiligen Chorleiter viel Vorarbeit geleistet haben. Seit April etwa hat Margitta Grunwald mit dem Dortmunder Kammerchor geübt: "Für die Sänger ist das eine tolle Bereicherung", sagt sie, "und eine hohe Motivation."

 

Jac van Steen wünscht sich eine solche Zusammenkunft mindestens einmal pro Jahr. "Für mich ist der Vokalklang so wichtig", sagt er. Johannes Knecht - in der Doppelrolle des Chorleiters (St. Patrokli) und Sängers im Theaterchor - weiß, dass es anfangs von Profiseite Vorbehalte gab: "Aber es ist doch ein großer Spaß!"

 

Spaß, der hörbar ist. Als Jac van Steen auf das Dirigentenpult steigt, ist er noch umgeben von dem Geschwirr aus Stimmen und Instrumenten. Als er um Ruhe bittet, sind alle bei ihm. Alle 250 Sänger. Alle 80 Musiker. Und plötzlich erhebt sich ein großer Klang, ein gemeinsamer. Laut. Beeindruckend.

 

Der Westen - 12.09.2008, Nadine Albach

Jac van Steen: Der Lotse betritt das Schiff

 

Jac van Steen gibt in Dortmund seinen Einstand als Generalmusikdirektor. Er will mit den Philharmonikern ein ganz eigenes Klangbild schaffen und so das Publikum gewinnen.

 

Am Anfang war „Madame Butterfly“. Die Wiederaufnahme im März dieses Jahres, in der teils bildmächtigen, teils suggestiven Inszenierung von Christine Mielitz. Die Vorstellung in der nicht gerade erfolgsverwöhnten Dortmunder Oper war auffallend gut besucht. Manchen mag die Neugier gelockt haben, die Chance, das erste Mal Jac van Steen am Pult zu hören. Hinterher war schnell klar: Wer hier nicht war, hatte Entscheidendes versäumt, nicht weniger als eine Zäsur in der Entwicklung der Dortmunder Philharmoniker.

 

Dabei war dieser Anfang eigentlich nur eine Art Vorspiel. Denn van Steen wirkte zu diesem Zeitpunkt lediglich als designierter Generalmusikdirektor (GMD), als Mann in den Startlöchern, vor der Brust eine große Aufgabe: diesen Klangkörper, mithin die Dortmunder Oper, mit Beginn der Spielzeit 2008/09 in erfolgreicheres Fahrwasser zu lotsen. Jac van Steen, der Hoffnungsträger. So wird der neue, hochgewachsene Mann am Pult inzwischen im Theater gehandelt. Der hat sich manches vorgenommen und präsentiert im Gespräch einen eindrucksvollen Reigen von Ideen, Projekten, nicht zuletzt Visionen.

 

„Wir wollen eng mit den Dortmunder Chören kooperieren, neue Spielstätten erschließen, einmal im Jahr mit dem Orchester eine Auslandsreise unternehmen“, beginnt van Steen. Das Potenzial, sich international zu messen, sei vorhanden. In jeder Spielzeit werde ein Komponist im Vordergrund der Philharmonischen Konzerte stehen, wie jetzt Antonin Dvorak. Doch hier geht es nicht nur um die Fokussierung auf Berühmtheiten der Musikgeschichte: „Ab der nächsten Saison soll es regelmäßig einen Composer in Residence geben.”

 

Die Avantgarde und das Publikum – der Dirigent weiß um die Probleme. Vielleicht hat er deshalb, bereits als „Designierter“, eine große Charme-Offensive gestartet, die Menschen angesprochen und neugierig gemacht auf Kommendes. Und ein klein wenig darf das Publikum ja auch mitmischen in der Programmgestaltung, wenn es im letzten Konzert die Wahl hat zwischen klassisch-romantischer Sinfonik und impressionistischen Farbspielen. Die Moderne wiederum will van Steen nicht willkürlich platzieren, sondern vielmehr stets in einen historischen Zusammenhang stellen, Entwicklungslinien aufzeigen, also quasi eine Art Schule des Hörens etablieren.

 

„Das Publikum ist da, man muss es nur gewinnen“, ist eine der Überzeugungen des neuen Chefs am Pult. Und deshalb hat er auch keine Bedenken, ein hehres Ziel zu formulieren: die Auslastung der Philharmonischen Konzerte auf etwa 80 Prozent zu steigern.

 

Dass auf der anderen Seite das Orchester über genügend Potenzial verfügt, um mit Qualität zu überzeugen, ist für van Steen offensichtlich. „Wir starten jetzt, um in kontinuierlicher Arbeit ein ganz eigenes Klangbild zu schaffen“, sagt er.

 

Und die Oper? Der Dirigent hat Vorstellungen, in denen nur ein paar hundert Menschen saßen, selbst erlebt. Und bei früherer Gelegenheit bereits gesagt, dass er binnen drei Jahren in Zusammenarbeit mit Christine Mielitz eine Umkehr schaffen wolle.

 

Die neue Spielzeit, die mit dem „Weißen Rössl“ beginnt, mit „Tosca“ oder „Zauberflöte“ allseits Populäres bietet und als modernen Schlusspunkt Henzes „Der junge Lord“ setzt, verteidigt er gegen den Vorwurf der Beliebigkeit. „Wir müssen das Publikum mit Vielfalt und hochwertigen Aufführungen gewinnen“, formuliert van Steen die Idee dahinter. Eine Balance zwischen bekanntem Repertoire und Neuem soll sich bis 2010 einstellen.

 

Sein Vertrag gilt zunächst einmal fünf Jahre. Der erste Eindruck ist, dass hier jemand mit großem analytischem Verstand und zielstrebiger Energie seine Pläne verwirklichen will. Angst vor dem Abgleiten in Routine hat er offenbar nicht. „Ich will die Menschen auch in zwei Jahren noch überraschen können mit neuen Ideen“, sagt Jac van Steen.

 

Der Westen - 04.09.2008, Martin Schrahn

Wir stehen jetzt international auf der Landkarte

 

Jac van Steen verlässt das Musikkollegium Winterthur

 

Sechs Jahre stand der holländische Dirigent Jac van Steen dem Orchester Musikkollegium Winterthur vor, nun wird er Generalmusikdirektor in Dortmund. Im Gespräch zieht er Bilanz.

 

Mit einem Werk aus dem Jahre 1999, «Styx» für Solo-Viola, gemischten Chor und Orchester von Giya Kancheli, und mit Ludwig van Beethovens neunter Sinfonie verabschiedete sich Jac van Steen vom Orchester Musikkollegium Winterthur und von seinem Publikum.

 

Während sechs Jahren hatte er die Geschicke des Orchesters als Chefdirigent gelenkt, und nun zum Abschied viel Feierlichkeit. War ihm das ein Bedürfnis? Es habe sich aus der Konstellation so ergeben, ursprünglich sei ein ganz anderes Programm geplant gewesen. Aber er sei dennoch froh über dieses Abschiedskonzert: «Erstens ist Beethovens Neunte eine tolle Partitur, zweitens hat das Orchester sie vierzehn Jahre lang nicht als eigene Veranstaltung gebracht, drittens gab mir dies die Chance, einmal mit dem Schweizer Kammerchor zu arbeiten, und viertens erlaubte mir die Kombination mit Kancheli, dem Publikum eine neue, unbekannte Partitur vorzustellen, und das ist eine Visitenkarte, die ich mit dem Orchester Musikkollegium Winterthur gerne so hinterlasse.»

 

Jac van Steen geht nicht von Winterthur weg, weil es ihm hier nicht mehr gefällt. Er betont, dass er und das Orchester nach wie vor sehr gut zusammenarbeiten könnten. Er gehe, weil sich ihm andere Wege eröffnet hätten: Ab August wird er für fünf Jahre Generalmusikdirektor in Dortmund sein. «Es muss auch andere Wege für das Orchester geben. Ich war sechs Jahre sehr intensiv hier, und da ist es gesund, wieder mit einer neuen Chef-Idee konfrontiert zu werden. Weiter hat die Direktion in dieser Zeit gewechselt, was neue Entwicklungen auslöst. Ich werde nun wieder an einem Opernhaus arbeiten, eine Aufgabe, neben der man nicht noch viel anderes tun kann.» Denn die Oper habe er in Winterthur etwas vermisst. «Wir haben mächtig versucht, jedes Jahr einmal mit dem Winterthurer Orchester selbständig eine Oper zu machen.» Mit dem aufgeschlossen mitdenkenden Direktor des Winterthurer Stadttheaters, Gian Gianotti, seien auch Möglichkeiten einer engeren Zusammenarbeit diskutiert worden.

 

Jac van Steen hat das Orchester von einem Dirigenten übernommen, der eine grosse Solistenkarriere hatte, bevor er parallel begann, auch zu dirigieren: Heinrich Schiff. Van Steen indes hat sein dirigentisches Handwerk von der Pike auf gelernt. Er arbeitete in diesen sechs Jahren immer solide auf hohem Niveau, probte genau, verstand es beispielsweise, die Intonation der Bläsergruppe deutlich zu verbessern. Auch neue Partituren oder schwierigere Werke des Repertoires waren bei ihm in guten Händen und erfuhren Aufführungen, die überzeugten. Seine Programme waren durchdacht, anregend und oft innovativ. Wie gut er dem Orchester tat, war in der Regel dann zu hören, wenn (weniger gute) Gastdirigenten dem Orchester vorstanden. Und was ihm doch manchmal fehlte, zeigte sich, wenn ein Dirigent wie Heinz Holliger oder der verstorbene Armin Jordan plötzlich eine ganz andere musikalische Inspiriertheit in den Saal des Stadthauses Winterthur brachten. Es gab sie auch bei van Steen, diese inspirierten, magischen Abende, aber sie waren eher in der Minderzahl.

 

Er habe einiges erreicht in seiner Winterthurer Zeit, fasst Jac van Steen seine sechs Jahre zusammen. Das Orchester werde von der Bevölkerung sehr positiv aufgenommen, was auch die Volksabstimmung von 2005 über den neuen Subventionsvertrag gezeigt habe; er spüre in der Stadt eine grosse Unterstützung. «Wir haben ein gutes Publikum. Ich kann Alban Berg oder Neue Musik aufführen, und es kommt.» Über seine lokale Bedeutung hinaus habe sich auf den Tourneen gezeigt, «dass wir mit unserem kleinen Orchester eine Qualität bringen können, die sich neben anderen Orchestern sehen lassen kann, sei es in Köln oder Basel.» Und überregional habe das Musikkollegium durch seine CD-Produktionen von sich reden gemacht. In van Steens Zeit nämlich entstanden Produktionen mit Werken von Frank Martin oder Alban Berg, und vor allem die von der Musikproduktion Dabringhaus und Grimm sorgfältig herausgegebenen Martin-Aufnahmen stellen eine echte Bereicherung des Repertoires dar und wurden auch von der internationalen Kritik sehr gut aufgenommen. «Im Herbst kommt meine letzte CD mit dem Orchester heraus mit Martins <Polyptique> und dem Cembalokonzert. Wir stehen international jetzt wirklich auf der Landkarte und haben an Renommee gewonnen. Da bin ich stolz darauf.»

 

Das Orchester habe dadurch auch eine neue Qualität erreicht. «Es will hart arbeiten, am Detail feilen, es hat jetzt einen Standard, unter dem es nicht mehr spielen will. Das haben sie selbst erreicht, ich kann dafür nur das Bewusstsein schaffen.» Selbstkritik übt van Steen in einem kulturpolitischen Punkt: «Ich hätte in den ersten Jahren strenger sein müssen in Bezug auf einen neuen Konzertsaal für Winterthur. Das Orchester hat sich bewiesen, dass es einen neuen Saal verdient.» Das sei zu hören, wenn es in einem akustisch hervorragenden Saal wie etwa der Zürcher Tonhalle spiele. Man habe zwar begonnen, Verbesserungen vorzunehmen, aber man könne aus dem Saal des Stadthauses einfach keinen Saal von akustisch befriedigender Qualität machen. «Winterthur ist mit 100 000 Einwohnern keine Kleinstadt mehr, das Orchester hat die Qualität, die Konzertprogramme sind gut, das Publikum ist da, der Platz ist da, und als naiver Dirigent und Musiker bin ich sicher, dass auch das Geld da ist.» Und so möchte er dem Orchester und seinem Nachfolger zum Abschied ans Herz legen, nicht nachzulassen, sich für einen neuen Winterthurer Konzertsaal einzusetzen. «Und sei es in zehn Jahren.»

 

Alfred Zimmerlin / NZZ Online

June 2008

"Weniger geht nicht mehr"

 

Dortmund/Hagen. Der renommierte holländische Dirigent Jac van Steen wird ab Sommer neuer Generalmusikdirektor der Dortmunder Philharmoniker. Van Steen ist nicht nur ein verehrter Maestro, er gilt auch als hervorragender Musikprofessor.

 

Jac van Steen (links) und Antony Hermus

 

Zu seinen Schülern gehört der scheidende Hagener GMD Dr. Antony Hermus. Im WP-Gespräch erzählt van Steen von Sparzwängen und Kulturauftrag. Jac van Steen ist erkältet, als wir uns vor der Probe treffen, doch das tut seinem Charme und seiner Energie keinen Abbruch. Heute Abend wird der 51-Jährige mit den Hagener Philharmonikern unter anderem Robert Schumanns "Rheinische" dirigieren. Schöne, aber schwere Musik.

 

Der Holländer gilt als enorm erfahrener Dirigent von außergewöhnlicher Musikalität. Gerade erstere Eigenschaft wird er als Generalmusikdirektor in Dortmund brauchen, gelten Orchester und Oper in der Nachbarstadt Hagens doch als etwas verwahrlost. "Man spürt, das viel zu tun ist", sagt van Steen. "Und das viel Wollen da ist, um das zu tun. Es gibt sehr viele offene Türen, um Ideen zu entwickeln, das ist für mich eine erfreuliche Situation. Ich habe das Gefühl, man kann wirklich etwas bewegen."

 

Jetzt arbeitet van Steen als Gast in Hagen, wo sein Schüler Antony Hermus es vom Praktikanten zum GMD gebracht hat - eine Entwicklung, auf die der Lehrer sehr stolz ist. Natürlich sind dem Musiker, der Chef in Weimar, Winterthur und Nürnberg war, darüber hinaus unter anderem regelmäßig das Hallé Orchestra in Manchester und das London Symphony Orchestra dirigiert, die Spardiskussionen in Hagen und anderen deutschen Städten nicht entgangen.

 

Haben die kleineren Theater und Orchester überhaupt eine Zukunft? Eine Frage, die van Steen unbedingt bejaht. "Wir haben fast keine Religion mehr in unserer Gesellschaft. Deshalb brauchen wir die Theater umso mehr", unterstreicht er. Heute müssen im Theater die Werte verhandelt werden, durch die sich eine bürgerliche Gesellschaft definiert. "Jede Stadt, die sich selbst respektiert, kann sich ein Theater leisten, weil das Publikum zeigt, dass man sich mit dem Haus identifiziert.

 

Die deutsche Theaterlandschaft ist einzigartig auf der Welt, das gibt es in keinem anderen Land." Die gegenwärtigen Streichkonzerte sind ein Thema, über das sich der Maestro aufregen kann. "Das Wort ,eigentlich' kann ich nicht mehr hören. Dann geht es wieder nicht um Inhalte, sondern nur um die Kosten. Weniger als das, was sie in Hagen als Mittel zur Verfügung haben, geht nicht. Man denkt zu sehr ans Geld, man denkt nicht an die Qualität. In diesen kleinen, zerbrechlichen Häusern ist das eine ganz gefährliche Sache, da wird mit so wenig Geld ein Spielplan gemacht. Was man wegstreicht, das kommt nie wieder zurück."

 

Nun gehört van Steen sicher nicht zu den Künstlern, die das Geld, das nicht da ist, mit vollen Händen aus dem Fenster werfen wollen. "Ich bin gerne bereit, über größere Flexibilität zu diskutieren. Wir sind in Deutschland doch etwas im Elfenbeinturm als Orchester. Da geht es anderswo anders zu."

 

Doch in Sachen Arbeitsmoral gebe es gerade bei kleinen Orchestern wie dem Hagener keinen Grund zur Klage. "Antony Hermus hat es geschafft, dass man in Hagen eine Arbeitsatmosphäre hat, bei der das Orchester weiß, wir können durch Qualität nur gewinnen. So eine Atmosphäre ist mein Traum für Dortmund."

 

Das Sinfoniekonzert mit Jac van Steen beginnt heute um 20 Uhr in der Stadthalle Hagen. Karten: Tel: 02331 / 2073218.

 

Der Westen, 28.04.2008

Monika Willer

Wünsche und Erwartungen

 

Christine Mielitz

Operintendantin Christine Mielitz stellt den neuen Spielpan vor.

 

DORTMUND Mit mehr als 40 Premieren, zwölf Wiederaufnahmen und gut 50 Konzerten bieten die fünf Sparten des Theater Dortmund in der nächsten Saison einen der umfangreichsten Spielpläne der Region.

Seit zehn Jahren ist die "Tosca" von Opernintendantin Christine Mielitz in Essen meist ausverkauft. Zum 150. Geburtstag von Puccini inszeniert sie in Dortmund die "Tosca" neu (27.9.).

 

Mielitz inszeniert drei Opern selbst

 

Die Spielzeit eröffnet am 6.9. das "Weiße Rössl", mit der "Zauberflöte", dem Musical "Kuss der Spinnenfrau", Rossinis "Italienerin in Algeri", Webers "Freischütz", Henzes "Der junge Lord" und Strawinskys "Oedipus Rex" (im Doppel mit dem Ballett "Sacre") folgt Populäres. Drei Opern inszeniert Mielitz selbst (Tosca, Junger Lord, Oedipus), alle drei dirigiert der neue Generalmusikdirektor Jac van Steen, zusätzlich das Ballett "Sacre".

Innovativer und spannender ist der Schauspiel-Spielplan, der mit vier Uraufführungen ("Das Experiment" von Hermann Schmidt-Rahmer, "Guglhupf" von Felix Römer, "dem NEID-Projekt" von Hubert Canaval, "Das dauernde Verhör" von Martin Heckmann, sowie der Deutschsprachigen Erstaufführung von "Woman and scarecrow" von Marina Carr aufwartet.

 

Von den 14 Produktionen inszeniert Schauspielchef Michael Gruner nur O'Neills "Eines langen Tages Reise in die Nacht". "Die Banalität der Liebe" von Savyon Liebrecht ist die Saisoneröffnung des Schauspiels am 12.9. Neue "Liebesperlen" kullern ab 26.9.

 

Drei Ballettabende

 

Das Ballett will sein hochkarätiges Profil weiter schärfen. Es gibt wieder drei Ballettabende sowie Gala-Vorstellungen. Das Handlungsballett ist Xin Peng Wangs "Krieg und Frieden" zu Schostakowitsch-Musik. Vor Wangs "Sacre" erarbeiten die Star-Choreografen Benjamin Millepied und William Forsythe den Abend "In the mood".

 

Zu den sechs Premieren des Kinder- und Jugendtheaters gehört das Weihnachtsmärchen "Der verzauberte Prinz", das Kindertheaterchef Andreas Gruhn schreibt (Uraufführung: 20.11.).

 

Im Aufwind sind die Dortmunder Philharmoniker mit Jac van Steen, der sechs der zehn Philharmonischen Konzerte (ab 15.9.) dirigiert.; beim Smetana-Zyklus "Mein Vaterland" steht Leos Svárovsky am Pult. Neu eingeführt hat van Steen das "Wunschkonzert". Im 10. Konzert darf sich das Publikum Werke wünschen, die ein Jahr später gespielt werden. Die aktuellen Auslastungszahlen gibt das Theater Dienstag bekannt.

 

Julia Gaß/Foto: Archiv

23. April 2008

 

Welsh Roundup

Rian Evans: new year, new music...

 

In South Wales, it was a question of New Year, new music. Perhaps not brand new, but new to most people and it made a very gratifying change from the usual fare. Given that Cardiff for so long had such a reputation for twentieth century music, it is good to think that it might once again claw something of that reputation back.

 

It would be an exaggeration to say that audiences are flocking to contemporary concerts, but there is a discernible revival of interest. The BBC National Orchestra of Wales, whose corporate musicianship and expertise is this field is too easily taken for granted, is key in all this and the commitment of their principal guest conductor, Dutchman Jac van Steen, is certainly helping fuel the process.

 

Van Steen's concert with the BBC NOW at St David's Hall on 24 January was an example of the authority and enthusiasm he brings to new repertoire. David Sawer's Byrnan Wood, in which the constant movement created in the orchestra is a musical equivalent of Malcolm's army under their canopy of green advancing on Macbeth's Dunsinane, was brilliantly delivered.

 

Arlene Sierra's Aquilo, which was awarded the 2001 Takemitsu Prize, had a similarly elemental force. Inspired by the ancient Roman architect Vitruvius' theories on wind — Aquilo being the Latin name for the north wind — Sierra's depictions of rushing thermal currents were vividly realised and, while a slower moving central section seemed more selfconscious, the overall impression of a mass of seething energy remained most striking. Between these two orchestral works came the Piano Concerto of 2002 by Huw Watkins, in which the composer himself was the soloist. The work may be conventional in form, but is so well crafted by Watkins that its lyrical flow always had a natural momentum.

 

But perhaps Jac van Steen's biggest service in this concert was to have introduced the German composer Christian Jost to a new audience. Having conducted the premiere of his Cocoon-Symphonie in Weimar, van Steen was clearly convinced of its worth and it proved an absolutely compelling work here. Conceived in five interlinked sections and subtitled Five Gateways of a Journey into the Interior, the symphony had a natural theatricality which came in part from the antiphonal use of two trios of hornplayers standing high on eithet side of the orchestra.

 

Jost also deployed two sets of timpani and their fearsome engagement both with the horns and the rest of the orchestra was totally involving. That the name of Jost is quite unfamiliar is typical of the insularity of the British music scene and to have the BBC NOW tapping the mould, even if not succeeding in breaking it asunder, is to be loudly applauded.

 

Individual members of the orchestra, performing as the BBC NOW Cham­ber Players underlined their own commitment to new repertoire in a concert given at the School of Music of Cardiff University on 29 January. Two works stood out. The first of these was A Purcell Garland, a sequence of three pieces by George Benjamin, Oliver Knussen and Colin Matthews, honouring the 1995 tercentenary of Purcell's death. Using Purcell Fantazias as their starting point, each composer artfully refashioned the music to create an utterly new sound yet retaining ghostly vestiges of the original.

 

Gyorgy Ligeti's Six Bagatelles dating from 1953 were also elegantly executed, with the more haunting Hungarian inflections of the second and fifth bagatelles most expressively played and the witty exuberance of the faster bagatelles contrasting well with them Finally to the concert, albeit more conventional, given by the Philharmonia under conductor Vladimir Ashkenazy as part of St David's Hall's 2007/08 Orchestral conceit series on 15 January.

 

Ashkenazy's very first concert with the Philharmonia was in Wales and his return visits are eagerly awaited. This occasion was notable for the evident sympathy with which Ashkenazy accompanied the excellent Lars Vogt in Grieg's Piano Concerto, but most particularly for the passion with which Ashkenazy conducted his own orchestration of Mussorgsky's Pictures at an Exhibition.

 

Having been one of the most authoritative exponents of original work, it is perhaps not surprising that Ashkenazy should have brought to his orchestration a darker and more intrinsically Russian sound.

 

But what was fascinating too was the way Ashkenazy translated characteristically pianistic phtases at the top of the keyboard into glittering percussion passages, altogether different from Ravel. While this arrangement is never likely to displace it in the public's affections, it made riveting listening.

 

MARCH - APRIL 2008 MUSICAL OPINION

Riesengesten an die Theater-Zuschauer

Er hat eine "Riesengeste" an das Publikum versprochen - jetzt liefert er sie: Der designierte Generalmusikdirektor Jac van Steen glänzte bei der Spielplanvorstellung des Theaters für 2008/09 mit neuen Ideen. ...

 

Bei einem Konzert will er gar das Publikum über die Musik abstimmen lassen. Eigentlich hätte Jac van Steen gar nicht da sein müssen. Aber auch, wenn er noch designierter GMD ist, ließ er es sich nehmen, seine Pläne persönlich vorzustellen.

 

Und: "Es ist allen ein Anliegen, dass das Haus voll wird. Und ich trage die volle Verantwortung dafür. Aber wir müssen raus aus der negativen Spirale. Wenn wir das zusammen machen wollen, schaffen wir das", sagte van Steen.

 

Schon im August letzten Jahres hatte er erklärt, er wolle nicht populistisch sein, aber auch "nicht nur für drei Prozent der Musikliebhaber" spielen. In der Spielzeit 06/07 hatten die Philharmoniker eine Auslastung von 65,5 Prozent erreicht.

 

Also geht van Steen auf das Publikum zu: Beim 10. Philharmonischen Konzert dürfen die Zuschauer vorab abstimmen, was in der zweiten Hälfte gespielt wird. Van Steen stellt fünf Top-Werke der Klassik-Literatur zur Wahl. Und auch zu Entdeckungsreisen mit "K, K und K", Kaffee, Kuchen und Konzert lädt der Dirigent:

 

Ein Schritt in Richtung Publikum

 

Er will einen Teil der Probe öffentlich machen, vielleicht auch schon bei der Einführung mitwirken.

 

Ansonsten ist sein Programm geprägt von Linien, die er in den Jahren beibehalten will: Einmal pro Spielzeit - sollen Dortmunder Chöre zusammenkommen, - spartenübergreifende Aufführungen entstehen, - ein Literaturschwerpunkt gesetzt werden, diesmal Shakespeare -und ein Komponist im Fokus stehen, so wie Antoni?n Dvora?k 2008/2009.

 

Außerdem spielen die Philharmoniker möglichst nichts, was in den letzten fünf Jahren auf dem Plan stand. "Wie Sie hören: Ich bin stolz", endete van Steen.

 

Das sind die anderen Spartenleiter natürlich auch: Schauspieldirektor Michael Gruner etwa kann mit "woman and scarecrow" von Marina Carr auf eine deutschsprachige Erstaufführung sowie drei Uraufführungen verweisen - darunter das in dieser Spielzeit verschobene "Experiment" sowie Felix Römers "Guglhupf" und das "neid-projekt von Hubert Carneval. Ansonsten sind die Stücke geprägt von Themen wie Angst und Einsamkeit in ihren Facetten.

 

Unter das Motto "Nichts ist, was es scheint", hat Opernintendantin Christine Mielitz die Pläne des Musiktheaters gestellt - und tut sich sogleich für "Tosca" mit van Steen zusammen. Ansonsten reicht das Spektrum von "Im weißen Rössl" bis zu Henzes "Der junge Lord", gibt es auch Mozarts Zauberflöte und das Musical "Der Kuss der Spinnenfrau" zu hören. Ballettdirektor Xin Peng Wang choreografiert "Krieg und Frieden" mit Musik von Dimitri Schostakowitsch.

 

Auf eine "erschreckende" Tendenz machte Andreas Gruhn, Leiter Kinder- und Jugendtheater (KJT), aufmerksam: Die Lehrer gingen mit ihren Schülerinnen und Schüler nur noch dann ins Theater, wenn das Gezeigte zum Lehrplan passe. Entsprechend eröffne das KJT mit Schillers "Don Karlos".

Dortmund, Von Nadine Albach

Der Westen, 20.02.2008

Universelle Gedanken in Tönen

 

Mit einer Uraufführung im Zentrum war das letzte Musikkol­legiumskonzert des Jahres ein spezielles Ereignis: Ein weit dimensioniertes Violinkonzert, wie es Alfred Felder schrieb und Pär Näsbom spielte, kommt nicht alle Tage zum Vorschein.

 

WINTERTHUR – Am letzten Abon­nementskonzert im alten Jahr erlebte der Besucher drei Musikstile, die sich historisch wie in ihrer formalen Er­scheinung total unterschieden: Ei­ner durchkomponierten Sinfonie der Spätromantik folgte die Uraufführung eines ebenfalls einsätzigen Solisten­konzertes, dessen Dialogcharakter be­sonders deutlich zutage tritt. Und den Schluss bildete eine klassische Sinfo­nie in typischer Viersätzigkeit. Gute Hörbereitschaft wurde da zwar erwar­tet, sie wurde aber auch unausgesetzt angeregt; denn Jac van Steen stand vor dem Orchester Musikkollegium Win­terthur, das seinerseits Können und Geistesgegenwart souverän zur Ver­fügung stellte. Und Pär Näsbom, Füh­rer der zweiten Violinen, war ein so brillanter wie ausdrucksstarker Solist für das von Alfred Felder im Auftrag des Musikkollegiums komponierte und dem Solisten gewidmete Violin­konzert, das als Hauptereignis im Zentrum des Abends stand.

 

Leben und Tod

 

«Open secret, sohbet for violin solo and orchestra» des 1950 in Luzern ge­borenen Komponisten Alfred Felder ist eine Art Violinkonzert in Form einer sinfonischen Dichtung, in wel­cher aufgrund eines Gedichtes des is­lamischen Poeten und Meister der persischen Lyrik Jelaluddin Rumi (1207–1273) ein mystischer Dialog mit einem verstorbenen Freund suggeriert wird. Felder hat dazu eine unerhört wechselvolle Tonsprache entwickelt, die von mehreren weit ausholenden, ja erschöpfenden Solokadenzen über zahlreiche knappe Duo- und Trioge­spräche mit einzelnen Orchesterin­strumenten auch bis zu explosivem Tutti reicht. Das Mysterium zwischen Leben und Tod wird mit Geisterklän­gen beschworen, und in hohem, kaum noch realem Register verklingt das Werk im feinsten Pianissimo.

 

Näsbom meisterte seine zahlreichen schwierigen Aufgaben als Protagonist, Partner, Dies- und Jenseitiges anrüh­render Interpret violinistisch ebenso bravourös wie in Ton- und Ausdrucks­gestaltung nobel. Van Steen seinerseits sorgte für hochkonzentrierte Geistes­gegenwart, die sowohl dem mannig­faltig organisierten Zusammenwirken aller Elemente als auch deren Aus­drucksgehalt zu dienen hatte. Und sie alle, Streicher, Bläser, Schlagzeuger, hielten mit vollem Einsatz mit: Kom­ponist, Solist , Dirigent und Orchester ernteten dafür langen Beifall.

 

Abschied und Aufbruch

 

Mit einer weit über die Oktave hinaus­reichenden Skala hebt die 1924 urauf­geführte 7. Sinfonie von Jean Sibelius an, die auch seine letzte war: Ein Sym­bol für die Weite, die er räumlich wie im Fluss der Zeit und der kommenden vergehenden Gefühlsströme musika­lisch versinnbildlichen mochte? Die mit grosser Intensität im Leidenschaft­lichen, aber auch Feierlichen und Be­sinnlichen gestaltete Interpretation liess diese Assoziation immer erneut aufkommen. Beeindruckend die Or­chestervirtuosität im schnellen, scher­zoartigen Triolenabschnitt, klangsinn­lich lustvoll die gelegentlichen Ak­kordparallelen, festlich das goldglän­zende Blech für einzelne Höhepunkte.

 

Nach der Überfülle all der Hörein­drücke des ersten Konzertteils sorgte nach der Pause Beethovens Siebte für jenen Erlebniskontrast, der nun von­nöten war: Denn sie gehört zu den Meistgespielten und Vertrautesten und wohl auch Beliebtesten der Gat­tung: Klar umrissen die Charaktere je­des der vier Sätze, kühn in der Allüre, berührend und bewegend in der nach­denklichen und zu grosser Steigerung bestimmten Wanderung durch das Allegretto: Hohe Präzision war da in den dominierenden rhythmischen For­meln der Ecksätze gefragt, genussvolle Klangschönheiten im Melodischen, Elan in der sehr betonten Zielgewiss­heit der grossen Formabläufe: All das wurde, mit gelegentlichem Über­schuss, aber hinreissend realisiert, und reich beschenkt spendete das Publi­kum nochmals lang anhaltenden Bei­fall.

 

RITA WOLFENSBERGER / DER LANDBOTE / FREITAG, 21. DEZEMBER 2007

Der neue Dirigent setzt schon energische Zeichen

 

Dortmund. Der Empfang konnte nicht herzlicher sein. Das Publikum im ersten Philharmonischen Konzert der Saison in Dortmund begrüßte den neuen Generalmusikdirektor Jac van Steen mit jubelndem Applaus.

Oberbürgermeister Gerhard Langemeyer wünschte dem Dirigenten "Toi toi toi" für die neue Aufgabe - auch im Hinblick auf die Kulturhauptstadt 2010, bei der sich Dortmund als Musikstadt präsentieren will. Jac van Steen dankte und versprach, sein Bestes zu geben.

 

Jac van Steen wird als Gast die Philharmoniker in zwei weiteren Konzerten und in zwei Opernproduktionen betreuen, bevor er in der Saison 2008/09 endgültig offiziell seinen Chefposten antritt.

 

Seine musikalische Visitenkarte hat der sympathische Holländer freilich längst abgegeben. In zwei Konzerten stand er bereits am Pult der Philharmoniker. Er konnte die Dortmunder Musiker kennenlernen - und sie ihn. Da entstand schon Freundschaft.

 

Jac van Steen ist ein Musiker von souveräner Ausstrahlung. Seine sparsame, präzise und energische Zeichengebung schafft ein klares Klangbild und übermittelt den Musikern ausdrucksvoll seine gestalterische Absicht.

 

Es begann mit einem klassischen Juwel: dem Violinkonzert D-Dur von Beethoven, eindrucksvoll musiziert mit der jungen Geigerin Isabelle Faust. Sie entlockt ihrem "Dornröschen" (eine Stradivari von 1704) bezaubernd feine lyrische Töne, die speziell im zweiten Satz mit zarter Innigkeit betören. Auch den umspielenden virtuosen Passagen gibt sie Sinn und Gewicht, unterstützt von einem zurückhaltenden und in den eigenen Teilen profilstarken Orchester.

 

Im zweiten Teil führte van Steen das Publikum mutig in die eher unbekannten musikalischen Gefilde Nordeuropas. In schmeichelnder Klangfülle spielte das Streichorchester die Suite op. 1 "The Fiddlers" des Finnen Einojuhani Rautavaara, volltönend , mit erzählerischer Geste undCharme musiziert.

 

Dann folgte Carl August Nielsens gewaltige vierte Sinfonie "Det Uudslukkelige" (Das Unauslöschliche) - ziemlich schwere Kost für Hörer und Musiker. Das in den Jahren 1914-16 entstandene Werk ist Protest gegen Kriegszerstörungen und beschwört den elementaren Willen zum Leben, eingeflossen in ein kompaktes, machtvolles, bisweilen sprödes Klangbild.

 

Hier setzte Jac van Steen enthusiastisch weitgespannte, flutende Linien, fulminante Steigerungen, türmte überbordende,dabei übersichtlich bleibende Klangmassen auf - bis zum versöhnlich hymnischen Schluss: Das Leben ist unauslöschlich!

 

Fazit: Es war der vielversprechende Beginn einer sicher spannenden Interimsspielzeit für die Dortmunder Philharmoniker!

 

Kultur, 04.09.2007, Von Sonja Müller-Eisold

Der Westen 27.09.2007